Conso : Une prise de conscience urgente avant la catastrophe…

Vous avez déjà vu un essaim de criquet s’abattre sur un champ de céréale ?

Quel rapport me direz-vous ? Et bien c’est exactement ce qu’une partie de l’humanité est entrain de faire à l’échelle de la planète qui la nourrit… Sauf que les criquets, eux, lorsqu’ils sont ravagé un champ peuvent passer à un autre, sauf également qu’ils ne stérilisent pas les lieux où ils sont passés.

Quoi qu’en disent les adorateurs d’une science présentée comme LA solution à tous les problèmes présents et futurs nous sommes entrain d’épuiser la source même de notre survie. La Terre s’en remettra. Elle a tout son temps. En quelques 4 milliard d’années elle a déjà survécu à nombre de cataclysmes planétaires. Rien de matériel qui existe ici, du plus simple au plus transformé ne vient pas d’elle. Elle a les moyens et le temps de digérer nos excès. PAS NOUS.

De nombreux analystes sont d’accord : Nous, pays soit-disant « évolués », sur-consommons.  Et c’est bien le problème. Pour que la machine économique folle (que nous avons laissé s’installer dans une inconscience totale) fonctionne et enrichisse encore et encore ces monstres planétaires que sont les multinationales et ceux qui les dirigent,, il faut consommer et consommer encore… N’importe quoi, n’importe comment du moment que nous faisons chauffer la carte bleue… Et ça marche.(1)

Intoxiqués par des stimulations constantes à acheter, pieds et poings liés par des crédits, abêtis par des médias, (possédés par ceux qui nous réduisent en esclavage), par la peur et les rêves creux,  nous donnons les clefs du pouvoir politique à leurs polichinelles. Nous n’avons plus le temps de penser notre vie, de réfléchir au sens que nous voulons lui donner. Nous sentons le malaise de cette société injuste et agressive et comble du comble nous nous consolons en cherchant le prochain hochet dérisoire qui pourra anesthésier nos états d’âme.

Métro boulot shopping. 

Il est grand temps de prendre conscience de cet esclavage soft et de sortir de ce cauchemar !

Une des sorties les plus logiques, hors les solutions techniques et scientifiques proposées par les prêtres du dieu Science, et qui pourrait bien nous conduire à ce que décrit le film Elysium, est la décroissance volontaire avant qu’elle ne devienne violemment incontournable.  Pas le retour à l’époque des cavernes, non, juste une prise de conscience de notre mode de vie et la suppression de tout les objets et actes inutiles qui nous droguent et étouffent nos vies. Il n’y a pas de règle. Chacun a sa propre vision de l’essentiel. C’est une décision dont la mise en pratique peut être progressive et débattue en famille.

Cette  prise de conscience est nécessaire et suffisante  Si la masse critique pour  faire bouger les plateaux de la balance est atteinte, alors tout peut changer.

Ne désespérons pas. Libérons-nous intérieurement et le reste suivra.

Bougeons !

Galadriel

(1)

Les 1% les plus fortunés ont accaparé 82% des richesses créées l’an dernier

Inégalités : les 1% les plus riches se gavent de plus en plus sur le dos de la population mondiale

EN COMPLÉMENT :

Ce sont pourtant pas les lanceurs d’alerte ni les solutions qui manquent.  Parmi eux, Jean-François Jaudon qui parle de décroissantisme  et qui nous propose une réflexion sur l’empreinte écologique :

Dans un article du journal Politis n°1022 du 16 octobre 2008, Jean-François Jaudon, initiateur de cette philosophie, a parlé du décroissantisme comme suit :

« la notion de décroissance est indissociable de la notion d’empreinte écologique. L’empreinte écologique est la part d’écosystème nécessaire au mode de vie d’un être humain.

Ainsi, selon Serge Latouche, il faudrait l’équivalent de 8 écosystèmes planétaires si tous les êtres humains vivaient comme des Américains.

Toujours selon Latouche, la Terre peut supporter ses hôtes à condition qu’ils vivent comme des Français dans les années 1960. C’est un indicateur intéressant. En tant que décroissantiste, je suis pour la croissance des économies du Burkina, du Vietnam, […], car ces pays ont une empreinte écologique inférieure à la moyenne admissible par la Terre. Je suis pour la décroissance des économies américaine, française, allemande, car ces pays ont une empreinte écologique supérieure à la même moyenne. Ces affirmations font partie de la philosophie décroissantiste.

Le problème de l’éco-croissance est qu’elle ne remet pas en cause la société de consommation en mettant en exergue le développement durable (par exemple, les 4X4 avec moteur peu émetteur de CO2, autoroute avec crapauducs, etc.). La décroissance, elle, remet en cause le toujours plus vite, le toujours plus.

Les êtres humains font ce qu’on leur a inculqué dans leur imaginaire : consommer plus, c’est « bon pour l’emploi ». […] Si, demain, les êtres humains des sociétés de consommation comprennent que la décroissance est nécessaire pour la sauvegarde de l’environnement et donc pour le monde de leurs enfants, ils feront des efforts.

Serge Latouche parle de « décolonisation de l’imaginaire ». De toute façon, avec la pénurie de pétrole (80 % de l’énergie utilisée mondialement est fossile), les économies occidentales entreront en décroissance. Si les habitants en prennent conscience, le choc sera moins rude. Si nombre de pays ne « décollent » pas économiquement [ et donc, ne rentrent pas dans ce cycle de la croissance et dans le modèle de société de consommation ], l’aspect culturel est très important. La notion de croissance des économies est très nouvelle (apparue au XIXe siècle). Durant des milliers d’années, les pays ont vécu sans croissance. »

A  lire de cet auteur : « Microcrédit et maxiconso »

Microcrédit. Maxiconso. Deux termes que tout le monde connaît. Mais qui saurait les expliciter? Qui saurait réellement les définir exactement? Qui saurait établir le lien entre crédit et communisme, entre effet de serre et consommation? A tous ceux qui ont encore quelques doutes, Microcrédit et maxiconso est fait pour vous ! Pratique et facile à comprendre, simple mais pas simplifié, ce guide revient sur deux notions majeures et incontournables du XXI` siècle.
Sans tomber dans la vulgarisation, Jean-François Jaudon, titulaire d’un Mastère sur la transition économique et créateur du portail map-microcredit.com, nous ouvre à toutes les subtilités du monde économique avec beaucoup de pédagogie. Un petit concentré aussi précieux qu’indispensable, destiné aux curieux comme aux étudiants.

https://www.decitre.fr/livres/microcredit-et-maxiconso-9782748340648.html#resume

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