Dossier Eau du robinet – Savoir ce que l’on absorbe et ce que l’on risque : Alzheimer, féminisation, cancers…

La saison chaude arrive avec le besoin de boire en grande quantité. Bien que la qualité de l’eau fasse l’objet dans la presse d’une promotion constante, la réalité est beaucoup moins idyllique.

Il parait donc indispensable que nous sachions ce que nous absorbons lorsque nous buvons l’eau du robinet, et également  lorsque nous cuisons nos aliments dans celle-ci.

Pour vous, j’ai monté de dossier dont vous pouvez consulter les sources sur la base de deux polluants : le sulfate d’aluminium et les hormones.

Au résultat, il apparaît que l’eau que nous consommons de façon courante et parfois en grande quantité n’est pas sans danger pour notre santé, loin s’en faut.

Remarque : Les dangers décrits sont des facteurs favorisant, ce qui signifie que statistiquement les effets ne sont pas évidemment pas certains sur 100% de la population. Néanmoins, comme vous allez le comprendre les risques sont importants et le principe de précaution devrait s’appliquer à tous.

Premier sujet d’inquiétude, les eaux traitées au sulfate d’aluminium.(cf enquête ci-dessous)

Nous le savons maintenant, le sulfate d’aluminium a une incidence reconnue sur le cerveau dont il provoque la dégénérescence. Les statistiques de la maladie d’Alzheimer sont parlantes. 225 000 nouveaux cas chaque année, et d’ici 3 ans, 3 millions de personnes en France seront atteintes par cette affreuse maladie. Plus globalement, et dans l’état actuel des choses,  le nombre de personnes atteintes de démence devrait doubler tous les 20 ans, c’est à dire à peu près à chaque nouvelle génération.(1 et 2)

Mais ce n’est pas tout  :

Le champ de recherche reste gigantesque. Comment analyser les 110.000 molécules susceptibles de poser problème selon la Commission européenne, et les 4000 molécules médicamenteuses recensées? Quid de leurs interactions? Des molécules issues des médicaments administrés aux hommes ou aux animaux et excrétées après métabolisation? Des multi-expositions tout au long de la vie, en particulier pour les plus fragiles, via l’eau du robinet et l’alimentation (fruits et légumes contaminées par les boues de stations d’épuration épandues dans les champs, animaux recevant des médicaments…)? Comment connaître précisément les dégâts sur la faune et la flore, tant la diversité des organismes et les interactions des écosystèmes est difficile à reproduire en laboratoire?

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Absorption et accumulation de résidus d’hormones dans l’organisme, l’exemple de l’oestrogène.

Il y a un vrai problème environnemental posé par la contraception par pilule à base d’œstrogène même si les nouvelles générations sont mini-dosées. Cela représente tout de même plus d’une femme sur deux en age de procréer (3) qui après métabolisation rejette quotidiennement,  via l’urine, ces molécules dans le circuit des eaux usées. Si nous nous concentrons uniquement sur le problème des hormones et particulièrement des œstrogènes, nous apprenons que ses résidus  absorbés notamment via l’eau du robinet s’accumulent et sont des facteurs favorisant : 

  • du cancer de la prostate
  • du cancer du sein

Or, nous savons d’après les statistiques 2015 de la Ligue contre le Cancer (4) que le cancer de la prostate est le premier cancer chez l’homme et celui du sein le plus répandu chez la femme. Ceci doit être considéré comme un fort soupçon et non comme une preuve absolue, les études épidémiologiques demandant l’analyse de sources très complexes. Cependant, compte-tenu de ce que nous savons de la pression de certains lobbies sur les recherches scientifiques il est probable que si cette relation est prouvée elle n’est pas ou peu accessible au grand public.

Il ne faut pas négliger non plus un phénomène de féminisation (observée nettement chez les poissons des rivières) qui peut venir perturber la croissance hormonale des enfants mâles notamment, et dont on soupçonne qu’il aurait un lien avec une qualité nettement en baisse du sperme, (- 32% en 2005) et une baisse de fertilité chez 40% des adultes.  Là encore, il n’y a pas que les œstrogènes qui sont en cause,  d’autres facteurs chimiques entrent en jeux :  Outre les perturbateurs endocriniens (dont font partie les hormones)  il y a les pesticides (5), l’alcool, le tabac..) Pour ces deux derniers facteurs, il ne semble pourtant pas que le raisonnement soit valable, la consommation d’alcool et celle de tabac sont en baisse régulière notable depuis 40 ans. (6 et 7) tandis que les problèmes de fertilité masculine augmentent.

Également, et ce n’est pas négligeable si l’on considère l’augmentation notable des personnes en surpoids.  Il existe un lien connu entre obésité et déséquilibre hormonal, notamment la baisse de la testostérone (8) ce qui a lieu dans le phénomène de féminisation.  La question se pose de l’influence d’une accumulation d’œstrogène (et autres hormones utilisées dans l’élevage) dans l’organisme via la consommation régulière de l’eau du robinet..

Enfin, pour clore cet aspect de l’accumulation des hormones dans nos eaux potables, nous ne pouvons pas négliger l’influence de celles-ci sur les comportements.

L’oestrogène et la testostérone, les principales hormones sexuelles, sont connues depuis longtemps pour affecter le comportement. Elles affectent aussi l’humeur, l’état mental et la cognition. Des résultats expérimentaux récents suggèrent que ces effets des hormones sexuelles peuvent être médiés par la sérotonine, un important neurotransmetteur dont la dysfonction a été impliquée dans les désordres de l’humeur et la schizophrénie. Le lien estrogène-sérotonine est en rapport avec la conception raisonnée de nouveau anti-oestrogènes et de la thérapie hormonale de remplacement (THR).

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Une solution ?

Il existe bien une solution : le microfiltrage. Le gros problème est que c’est un investissement que les pouvoirs publics ne sont pas prêts à mettre en oeuvre en période d’économies budgétaires à tout prix, y compris celui de notre santé.

Dans la revue NatureRichard Owen et Susan Jobling, professeur à l’université d’Exeter (Royaume-Uni) estiment qu’il faudrait investir « 32 à 37 milliards d’euros dans les stations d’épuration anglaises pour éliminer l’EE2 », la principale molécule d’œstrogène issu des produits contraceptifs.

(cliquez sur le texte pour lire l’article )

C’est donc à nous, une fois de plus, d’essayer de parer à cette agression environnementale. En ce qui concerne l’eau du robinet, comme vous l’apprendrez dans la vidéo ci-dessous, les français sont très inégaux, Paris étant la ville la moins touchée.  Restent les micro résidus des molécules chimiques dont la seule mesure qui nous parvient dans les études de l’eau sont celles de pesticides pour les autres, il n’existe aucun indicateur.

Reste l’option des eaux de source dont la pureté de certaines est contestée par 60 millions de consommateurs. Vigilance donc.

Sachez que les carafes filtrantes aussi sophistiquées soient elles sont impuissantes à retenir certaines molécules chimiques qui demandent une technologie complexe pour être éliminées.

Galadriel – 24/05/17

DU POISON DANS L’EAU DU ROBINET




 

 

EAU DU ROBINET : FÉMINISATION ET ALUMINIUM DANS LE CERVEAU

https://www.youtube.com/watch?v=z-pY8Cn68LQ

Sources :

  1. http://alzheimer-recherche.org/la-maladie-dalzheimer/quest-maladie-dalzheimer/definition-et-chiffres/

2. https://www.frm.org/alzheimer/ampleur-maladie.html

3. http://www.lemonde.fr/societe/article/2013/01/16/la-pilule-reste-le-moyen-de-contraception-le-plus-utilise-en-france_1817591_3224.html

4. https://www.ligue-cancer.net/article/6397_les-chiffres-cles-des-cancers

5. http://www.lemonde.fr/societe/article/2014/02/27/les-francais-inegaux-devant-la-baisse-de-la-qualite-du-sperme_4374235_3224.html

6.  http://www.ofdt.fr/statistiques-et-infographie/series-statistiques/alcool-evolution-des-quantites-consommees-par-habitant/

7. https://www.insee.fr/fr/statistiques/1280751

8. https://www.lequotidiendumedecin.fr/actualites/article/2012/10/17/la-testosterone-baisse-de-moitie-chez-les-jeunes-obeses_628942

 

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