C’est nouveau, ça vient de sortir : Étude psychologique du complotiste.

Il faut bien que Le Monde justifie son décodex, et là, c’est du lourd. Figurez-vous que deux chercheurs en psychiatrie ont étudié le profil des complotistes et ont publié leurs résultats dans la revue Social Psychiatry and Psychiatric Epidemiology.

Je ne sais pas ce qu’il en sera de vous qui lisez les infos sur le net et qui n’acceptez pas de vous laisser mener par le bout de la plume par des médias propagandistes et à la bordure du malhonnête ou de la négligence.

En ce qui me concerne, je ne rentre pas du tout dans leur description : normal, les complotistes ont un profil de gros cons genre ceux qui ont soit-disant fait le lit de Trump ou on voté pour le Brexit, d’après Le Monde et autres médias tout aussi fins dans leurs analyses.

Mais peut-être que je ne suis pas vraiment une complotiste. En fait, je suis plutôt une questionniste.  Qui ? Pourquoi ? Comment ? Dans quel contexte ? Qui parle ou écrit ? Que nous dit l’histoire ? etc.. Je pratique quotidiennement cette discipline et cela m’évite souvent d’être emmenée sur des terrains qui se révèlent vaseux et d’avaler sans réfléchir une bouillie préfabriquée et partiale qui sert celui qui la concocte, brouille l’entendement et restreint la liberté de penser.

Non seulement cela exerce l’esprit, mais ça ne manque pas de piquant. Qu’il y a t-il de plus excitant que de se laisser aller à ces deux mots qui ouvrent les portes de l’imagination et de la créativité intellectuelle : « Et si ? ».

Si les créatifs n’étaient pas un peu complotistes à leurs façons et ne se basaient que sur des certitudes, nous en serions encore à croire que la terre est plate et que le soleil tourne autour.

L’auteur de l’article semble oublier qu’en politique, le complot est un instrument utilisé depuis la nuit des temps tant par les pouvoirs que par leurs opposants.  Il existe dans les archives de l’histoire des pages et des pages qui les décrivent. Les historiens seraient-ils aussi des complotistes qui s’ignorent ? A moins qu’un complot ne soit complot que si il est classé dans les vieilles lunes. Si il est contemporain, il n’existe pas. C’est tout. Comme ça, c’est beaucoup plus simple.

Nous vivons vraiment dans un monde orwellien.

Galadriel

Je ne peux pas publier l’article pour des raisons de copyright mais vous pouvez y accéder ici :

http://passeurdesciences.blog.lemonde.fr/2017/04/05/les-dessous-psychologiques-des-theories-du-complot/?xtor=RSS-3208

 

 

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