ET SI LA MER NE SENTAIT BIENTÔT PLUS LA MER ?

Vous imaginez ? Des océans qui n’auraient plus cette bonne odeur tonique et vivante de sel et de varech en décomposition… Mmmmm ! Moi qui suis devenue méditerranéenne, c’est ce qui m’a surpris et frustrée le plus en arrivant ici : la méditerranée, aussi belle soit-elle, n’a pas de marée basse, et elle ne sent  quasiment rien….

Cet article m’a rappelé la fin du film « Soleil Vert », lorsque l’on offre au mourant les images poétiques d’une terre préservée…   Est-ce vers cela que nous allons ?

Ce pourrait être une des conséquences du changement climatique, selon une récente étude publiée dans la revue américaine «Nature Climate Change»…

Le parfum si particulier des embruns pourrait bientôt disparaître. Cette odeur est en effet en grande partie due au sulfure de diméthyle (DMS), produit par la décomposition du phytoplancton marin. Or les auteurs de l’étude notent une hausse inquiétante de l’acidité des océans, qui entraîne une baisse des émissions de ce sulfure.

Nuages perturbés

En plus de nous priver du charme de l’air marin, ce déséquilibre aurait des conséquences climatiques catastrophiques, selon les chercheurs, en perturbant significativement la formation des nuages.

« Une partie du sulfure de diméthyle produit par les océans entre dans l’atmosphère et réagit en produisant de l’acide sulfurique (..) qui contribue à la formation des nuages, ce qui aide à refroidir la Terre en réfléchissant la lumière du Soleil », détaille l’étude publiée dans Nature Climate Change.

Résultat : « A l’échelle mondiale, une baisse des émissions de DMS due à l’acidification des océans pourrait avoir un effet important sur le climat, avec la création d’une boucle de réactions et l’augmentation du réchauffement. »

Source de l’article  : 20′ relayé par SOS Planète

Odeur marine

J’ai dans l’âme une odeur marine.
Odeur de large, odeur de plage, odeur de ports,
De vieux ports goudronneux et saurs où la marée
Délaye lentement l’ombre des grands navires…
Odeur des goémons aux capsules dorées,
Chevelures d’ambre, algues que je sens encor
Glisser, vivantes, sur ma bouche et ma mémoire;
Coquillages gravés au long des promontoires,
Beau souvenir qui sent la mer et le soleil,
Les grands chemins marins et les syrtes profondes;
O les chemins qui ne sont pas toujours pareils
Et qui s’en vont vers l’autre bout du monde !
J’ai, dans l’âme, une odeur marine.
Je porte au fond de moi cette odeur de la mer
Comme le souvenir des pays et des rêves
Pour lesquels mon destin n’appareillera plus.
Mon destin, à jamais banal et révolu,
Ah! l’amarre d’un seul bateau qui tire et vire

Roger Dévigne

via takatrouver.net

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