Corée du Nord : Les missiles déplacés !

La Corée du Nord est à deux doigts de passer à l’acte. Pyongyang aurait fait déplacer ces dernières heures ses rampes de missiles afin de tromper la surveillance de ses adversaires.

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La Corée du Nord semble se ficher comme d’une guigne des mises en gardes de la Chine comme vous le disait melty.fr. Alors que le voisin sud-coréen craint depuis plusieurs jours l’imminence d’une attaque ce jeudi (date de l’anniversaire de Kim Il-Sung, fondateur de la Corée du Nord), Pyongyang s’ingénie à jouer avec les nerfs de la communauté internationale. Les médias japonais indiquaient ce matin que deux rampes de lancement de missiles de moyenne portée Musudan pointeraient vers le ciel nord-coréen, signe d’une attaque imminente. Seulement, l’installation pourrait bien constituer un leurre en vue d’intimider Séoul et Tokyo. Depuis plusieurs semaines en effet, Pyongyang ferait déplacer très régulièrement ses missiles par train afin qu’aucune information ne filtre en cas d’imminence de tirs, indique l’agence de presse sud-coréenne Yonhap.

Pour parer à l’éventualité de la Corée du Nord, Tokyo a d’ores et déjà fait installer deux lanceurs de missiles Patriot en plein cœur de la capitale. Pour rappel, les Musudan, utilisés par la Corée du Nord sont des missiles à moyenne portée de 3000 kilomètres. Un secteur qui comprend non seulement Séoul et Tokyo mais aussi l’île de Guam où officient 6000 soldats américains.

La Corée du Nord attaquera-t-elle cette semaine ?

Pyongyang prête à frapper ?
Par Melissakrazem le 11/04/13
SOURCE : melty.fr
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La rhétorique guerrière de Kim Jong-un est-elle enfin prise au sérieux ?

Non, pas réellement. Mais le principe de précaution impose aux États de prendre des mesures, alors que Kim Jong-un augmente la virulence de ses menaces. La possibilité d’une attaque nucléaire paraît improbable, d’autant plus qu’elle serait suicidaire pour la Corée du Nord. L’opinion publique en Corée du Sud n’est pas convaincue par ces menaces. Cela fait cinquante ans qu’ils entendent tous les jours que « Séoul va être noyé dans un lac de feu ». Mais au final, ce n’est pas l’attention de Séoul que Pyongyang cherche à capter, mais celle de Washington.

Que cherche à obtenir la Corée du Nord des États-Unis ?

En Corée du Sud, on dit que tout ce que Kim Jong-un attend, c’est un appel de Barack Obama. La Corée du Nord s’estime l’équivalent de Washington, soit une puissance souveraine et atomique, et le seul dépositaire de la nation coréenne. Elle ne veut pas négocier avec la Corée du Sud, qui n’est pour elle qu’une colonie américaine, et veut être reconnue comme un interlocuteur à part entière.

Comment jugez-vous l’attitude des États-Unis, qui durcissent leur présence dans la région ?

Les Américains, très désireux de continuer à être présents en Asie, ont absolument besoin d’apparaître comme les protecteurs de la Corée du Sud. D’autant que ces derniers ont récemment lancé un appel d’offres pour renouveler leur flotte militaire. Les États-Unis ont tout intérêt à faire comme si tout cela était très grave, d’autant que leur opinion est chauffée à blanc sur la nocivité de Pyongyang à travers divers films et jeux vidéos récents. Obama a d’ailleurs profité de la menace nord-coréenne pour demander un budget de la défense 2014 en légère augmentation.

Cette surenchère tranche avec l’image de réformateur que Kim Jong-un s’était donné à son arrivée au pouvoir il y a un an. Comment expliquer ce changement de posture ?

Il y avait déjà cette dualité chez son père Kim Jong-il : un peu de réforme économique d’un côté et un peu de bombe atomique de l’autre. Là, on passe à la vitesse supérieure : plus d’ouverture et plus d’atome, pour rassurer d’une part la bourgeoisie de Pyongyang etde l’autre l’armée. Un signe : alors que la crise se développe, un nouveau Premier ministre spécialiste des questions économiques vient d’être nommé.

Recueilli par Guillaume GENDRON.

SOURCE : jactiv.ouest-france.fr

 

 

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