On a lu pour vous – L’Elixir

Il arrive que parfois, on nous propose d’écrire un billet à propos d’un livre. L’exercice n’est pas évident bien que formateur et intéressant car on prend le risque d’y consacrer du temps à fonds perdus et il faut savoir rester du bon coté de la limite publicitaire.

Voici donc un petit retour sur le roman « L’Élixir » de Sem aux éditions Nouvelle Terre, connues entre autres pour les Chroniques du Girku d’Anton Parks.

L’ouvrage a été chroniqué par pas mal de monde déjà depuis sa sortie en octobre dernier (cercle des volontaires, bistro bar blog ….) , mais je vais tenter une approche complémentaire à ce que j’ai lu par ailleurs. Je l’ai mis entre plusieurs mains et voici un petit résumé des retours avant le mien plus approfondi.

– « livre qui permet d’attirer l’attention du grand public sur des sujets connus depuis un moment sur les dessous de l’organisation du monde qui pourrait réveiller les moutons mais fera certainement fuire les autruches ! »

– « l’écriture par tableaux qui se succèdent a bien retenu mon intérêt malgré un style d’écriture commun et presque bâclé »

-« ça ressemble à du Werber trash »

-« une bonne vulgarisation pour ceux qui croient encore à ce que dit TF1 et le Monde »

–  » Il faut avoir le courage de passer les premières pages , une fois ce cap franchi , j’ai passé un bon moment »

Je suis d’une nature qui aime débusquer et écouter les petits messages codés contenus dans les « hasards » de la Vie. Recevoir un livre dont l’auteur se fait appeler comme le village et le dolmen en face de chez moi (lieu géobiologique assez intéressant au passage) a mis ma puce à l’oreille. Et puis, répondre à la demande est une manière de remercier pour tout ce que j’ai appris dans les livres d’Anton Parks même si je suis conscient qu’il s’agit aussi d’une forme de publicité gratuite du livre en échange de sa lecture « offerte ». Après consultation du site internet et du catalogue qui correspond souvent aux positions que défendent les brindherbes, l’ensemble m’a semblé cohérent et m’a décidé à répondre positivement pour écrire un billet.

Le prologue m’a donné envie de fuir mais il était 3h47 et il fallait bien donner de l’alimentaire à cette heure de réveil absurde. L’abus d’adjectifs cherchant à nous en mettre plein la vue m’a fait penser à un camarade étudiant en philosophie qui en abusait dans ses tentatives d’écritures. Si ce dernier était arrivé au stade de l’amphigouri, Sem arrive à s’arrêter à temps pour moi et c’est heureux… Nommer le premier personnage de son propre pseudonyme et lui faire endosser le costume de grand-maître a été aussi difficile à avaler mais un superbe miroir pour mon égo, ce qui m’a permis de passer l’écueil. Ayant à présent terminé le livre, qui se lit vite (moins de 3h pour moi), j’espère que d’autres y arriveront aussi, je pense que ça en vaut largement la peine.

Mon « petit moi » (j’aime bien faire des clins d’œil à Gitta Mallasz) a été ravi de lire aussi les principales mascarades et l’envers du rideau d’une manière assez proche de ma perception actuelle de ce Monde. Un véritable « pot-pourri » de beaucoup des horreurs dont nous sommes capables.

Je rejoins celle qui a dit en commentaires que la succession des tableaux de chaque personnage était intéressant, j’ai apprécié qu’ils en se rejoignent pas ce qui aurait été bien trop téléphoné vers une fin hollywoodienne mal-venue.

Et puis il y a eu ce moment magique de la description des effets de l’Élixir. Là , je me suis pris complètement au jeu ! Et ce fut une superbe expérience d’observer en moi les effets décrits sur chacun des personnages, un examen de conscience salvateur sur la piste de mes schémas de victime-bourreau-sauveur et sur ma part de colibris dans ce Monde.

Pour le compte, je vois le prologue et l’écriture comme un chemin initiatique triant les apprentis avant d’offrir le Graal. Bien Joué ! C’est cohérent avec notamment ce qui est expliqué de la Connaissance dans « Fragments d’un enseignement oublié » d’Ouspensky et dans les livres de Carlos Castaneda. La Vie est décidément bien facétieuse ! et j’arrête là avant d’être à mon tour amphigourique …

La fin m’a paru toute aussi cohérente mettant un coup de pied dans la fourmilière des sauveurs de l’humanité avec un clin d’œil à la théorie du 100e singe et au « ordo ab chaos » . Une belle manière aussi de remettre l’humain à sa place dans le grand cycle de la Vie et une invitation voilée à écouter son rythme plutôt que nos « je veux » semeurs de chaos justement.

Pour ma part, je garde bien précieusement en moi les effets de cet Élixir, avec toute ma Gratitude envers le messager qu’aura été l’auteur du livre. Merci de lui transmettre !

Au final, un livre que je ne regrette pas d’avoir lu sans le classer dans mes essentiels , un peu comme la feuille de coriandre dans le tajine, c’est pas ça qui vous nourrit mais c’est le petit plus qui change les choses.

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