Cancer du sein : Une véritable pandémie provoquée par l’industrie chimique

A savoir : Le remplacement du Bisphénol A par les très semblables Bisphénol F, S, et autres parents chimiques sont une vaste escroquerie : Ils ont, comme le BPA une action sur le système hormonal et sont également des perturbateurs endocriniens :

http://ehp.niehs.nih.gov/1408989/

D’après Wikipedia, le docteur Patrice Halimi, secrétaire général de l’Association santé environnement France (ASEF), aurait déclaré : « On a remplacé la peste par le choléra ! »

Voir aussi
http://www.journaldelenvironnement.net/article/le-bisphenol-s-pire-que-le-bisphenol-a,32971

et Monique Robin
http://www.arte.tv/sites/robin/2012/09/02/lepidemie-de-cancer-du-sein-est-due-a-la-pollution-chimique/

(Merci au commentateur Phénol bis.)

André Cicolella : “Le discours dominant sur le cancer du sein se veut rassurant alors que c’est une pandémie”

À l’origine de l’interdiction du bisphénol A dans les plastiques pour biberons en Europe et dans tous les contenants alimentaires en France, le chimiste et toxicologue André Cicolella alerte sur la nécessité de refonder en profondeur l’industrie de la chimie. Telle qu’elle est pratiquée aujourd’hui, elle menace selon lui l’espèce humaine sur le court, le moyen et le long termes.

Le Lanceur : Êtes-vous un lanceur d’alerte ?

André Cicoletta : Oui, dans la mesure où, de fait, je me suis retrouvé en position de lanceur d’alerte. Plus largement, je pense que toute personne peut être un lanceur d’alerte si elle mène son activité professionnelle en respect des grands principes. C’est le dysfonctionnement qui induit qu’on se retrouve dans cette position. Il faut inverser la logique : l’alerte devrait être le fonctionnement normal et ce n’est pas le cas.

Notamment chez les chimistes et les toxicologues ?

C’est un peu complexe à analyser, mais de vieilles habitudes sont prises, les référentiels sont obsolètes et pourtant de nombreux chimistes et toxicologues s’accrochent à ces derniers alors que la science d’aujourd’hui montre que ça n’a plus aucun sens. Le grand principe sur lequel l’activité économique devrait être fondée, c’est le principe d’Hippocrate pour la médecine, c’est-à-dire d’être avant tout attentif à ne pas nuire. Quand on conçoit un biberon en matière plastique, il faut utiliser la matière plastique la plus neutre possible. On ne prend pas, comme ça a été le cas, une hormone de synthèse, le bisphénol A, pour faire un polycarbonate comme matière plastique des biberons. Il faut remettre les choses sur leurs pieds. La logique consiste à faire des produits qui, par principe, ne doivent pas nuire à la santé humaine et à la santé de l’écosystème. C’est loin d’être le cas aujourd’hui.

Au niveau mondial, le cancer du sein est l’équivalent du sida pour la femme

 

Vous écrivez dans votre livre Cancer du sein – En finir avec l’épidémie qu’aucun rapport spécifique ne traite du lien entre le cancer du sein et l’environnement. Est-ce encore le cas ?

Des gens travaillent sur cette thématique en France. Ce que j’ai fait dans mon livre, c’est reprendre les milliers de publications qui traitent du sujet. Ce que je souligne, c’est qu’il n’y a pas de rapport de synthèse. L’Institut national du cancer n’en a pas publié, alors que c’est le premier cancer chez les femmes. Au niveau mondial, le cancer du sein est l’équivalent du sida pour la femme et on me demande encore si je suis bien sûr que c’est une épidémie. Évidemment que c’en est une ! Les cancers du sein ont doublé en vingt ans et ce phénomène se répand sur la planète, c’est donc une pandémie. Malgré tout, on continue de considérer que c’est simplement un effet du vieillissement de la population et du dépistage. Ce qui est totalement faux. Il faut lancer une alerte sur ce sujet et c’est ce que j’ai fait avec ce livre. Le discours dominant sur le cancer du sein se veut rassurant, alors qu’il ne l’est pas du tout parce qu’il ne s’attaque pas au problème, même s’il en donne l’impression. Il faut une mobilisation de la société et il faut déconstruire ce discours, qui est tout sauf scientifique.

Lors d’événements comme Octobre rose, des fonds sont pourtant récoltés pour la recherche…

C’est bien le problème : quelle recherche ? Les recherches sur les causes du cancer du sein ne sont pas transférées en décisions politiques et la campagne d’information “Octobre rose” ne parle jamais des causes, même pas un tout petit peu. C’est quand même inacceptable de demander aujourd’hui d’être solidaire avec les femmes qui ont un cancer du sein sans chercher d’où cela vient et sans prévenir les futurs cancers. Ce que j’explique dans mon livre, c’est ce que sont les connaissances scientifiques d’aujourd’hui, c’est-à-dire que le cancer du sein est une maladie transmissible et que c’est l’exposition maternelle qui induit des tumeurs chez les filles. C’est un bouleversement des connaissances. Le cancer du sein n’est pas transmissible comme une maladie infectieuse, mais c’est transmissible car une substance comme le bisphénol A modifie l’expression des gènes, ce que l’on appelle l’épi-génome. C’est cette modification qui est transmise de génération en génération. Il faut agir sur cette cause et comprendre que c’est lors de la période particulièrement sensible de la gestation que des effets peuvent être induits sur le long terme.

Le bisphénol A fait plus de dégâts que beaucoup de microbes ou de virus

SUITE ET FIN DE L’ARTICLE, ICI :

http://www.lelanceur.fr/andre-cicolella-le-discours-dominant-sur-le-cancer-du-sein-se-veut-rassurant-alors-que-cest-une-pandemie/

Vu sur : http://www.les-crises.fr/revue-de-presse-du-07012017/?utm_source=feedburner&utm_medium=feed&utm_campaign=Feed%3A+les-crises-fr+%28Les-Crises.fr%29

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