Le billet du jour : FONDAMENTAL pour notre avenir – La Grèce c’est nous !

Un petit rappel de ce poème du pasteur Niemoller qui, hors contexte, exprime parfaitement ce qui attend ceux qui refusent d’ouvrir leur conscience et se désolidarisent d’autrui. 

Il m’a semblé qu’il pouvait avoir un impact particulier après avoir lu les deux discours récemment prononcés, l’un par Y. Varoufakis ici en France et l’autre par Zoe Konstantopoulou devant l’Onu le 2 septembre dernier (passés l’un comme l’autre sous silence par les chiens de garde).

Oui, il y a un rapport :

« Quand ils sont venus écraser les Grecs, je n’ai rien dit, je n’étais pas Grec.

Lisez ce qui va suivre, mes amis. Nous sommes vraiment en danger. Ces batailles économiques sont une attaque contre nous par des humains dévoyés  et nous allons la perdre si nous ne réagissons pas.

Je ne suis pas d’accord avec l’analyse politique de Varoufakis sur l’Europe. Imprégné par son idéologie de gauche, comme tous ceux qui ont été politiquement formé dans l’idée d’une internationale socialiste,  il espère toujours pouvoir la réformer de l’intérieur.  Une autre Europe des peuples et non de la finance n’est envisageable de mon point de vue que si l’actuelle disparaît d’abord et qu’une autre est éventuellement reconstruite avec l’accord plein et entier des populations et en dehors de toute influence US ou autre, par des États souverains et démocratiques.

 

On est très loin du compte, pire on est dirigé  dans un sens exactement opposé.

….Le ministre des finances allemand intervint immédiatement : «Les élections ne peuvent rien changer !Si chaque fois qu’il y a une élection, les règles changent, l’Eurozone ne peut pas fonctionner. » Reprenant la parole, je répondis que, vu la façon dont notre Union était conçue (très, très mal !), peut-être que le Dr Schäuble avait raison.

Mais j’ajoutai : « S’il est vrai que les élections ne peuvent rien changer, nous devrions être honnêtes et le dire à nos citoyens. Peut-être devrions-nous amender les traités européens et y insérer une clause suspendant le processus démocratique dans les pays obligés d’emprunter à la Troïka. Suspendre les élections jusqu’à ce que la Troïka décide qu’elles pourront se tenir à nouveau. Pourquoi soumettrions-nous notre peuple au rituel d’élections onéreuses, si les élections ne peuvent rien changer ? Mais, ai-je demandé à mes collègues ministres, est-ce là ce qu’est devenue l’Europe, mes amis ? Est-ce à ça que nos peuples se sont engagés ? »

 

Amis, je ne suis pas ici aujourd’hui pour rallier un soutien à la démocratie grecque écrasée. Je suis ici pour exprimer le soutien du peuple grec et sa solidarité avec la démocratie française. Parce que c’est ce qui est en jeu. La démocratie française. La démocratie espagnole. La démocratie italienne. La démocratie à travers toute l’Europe.

La Grèce a été, et demeure malheureusement, un laboratoire où le pouvoir destructeur du Suicide par l’Austérité a été essayé et testé.

La Grèce n’a jamais été l’objectif pour la Troïka et ses mignons.

Vous l’êtes !

Il est faux de dire que nos créanciers sont intéressés par le remboursement de leurs prêts par l’État grec ou qu’ils veuillent voir la Grèce réformée. Si tel avait été le cas, ils auraient discuté sérieusement nos propositions de restructurer la dette publique grecque de façon à leur permettre d’être remboursés en majeure partie.

Mais ils s’en moquaient totalement. Ils ont plutôt insisté sur notre reddition: confirmer la. C’est la seule chose qui les préoccupait. Ils voulaient une seule chose sentence du Dr Schäuble selon laquelle les élections ne peuvent permettre de changer quoi que ce soit en Europe.

Que la démocratie s’arrête quand l’insolvabilité commence. Que les fières nations confrontées à des questions de dettes doivent être condamnées à vivre dans une « prison de dettes » dans laquelle il est impossible de produire la richesse nécessaire à les rembourser et se libérer.

Et c’est bien ce que l’Europe, maison commune, est devenue, une cage de fer partagée

Y. VAROUFAKIS Extraits du discours de Frangy.  23/08.

A lire en PDF, particulièrement à partir de la page 13 qui traite plus précisément de la France et l’Europe en général. C’est facile à lire et à comprendre.

https://www.les-crises.fr/wp-content/uploads/2015/09/yanis-varoufakis-frangy-notre-printemps-d-athenes.pdf

Voici par ailleurs ce qu’a déclaré Zoe Konstantopoulou, présidente du parlement Grec devant l’ONU, le 2 septembre dernier :

Ce qui a été présenté comme un accord de renflouement a eu pour effet la misère, le chômage à des taux jamais vus jusque-là, 72% parmi les jeunes femmes et 60% parmi les jeunes hommes, des centaines de milliers de jeunes gens poussés à l’émigration, une explosion des suicides, la marginalisation des jeunes, des vieux, des faibles, des immigrés, des réfugiés, avec la moitié des enfants du pays vivant sous le seuil de pauvreté, une situation relevant d’une crise humanitaire, documenté dans les rapports et les déclarations des experts indépendants de l’ONU sur la dette et les droits de l’homme aussi bien que dans toute une série de décisions de justice et de rapports.

 

 

Le 25 janvier 2015, il y a de cela 7 mois, le peuple grec, à travers un scrutin national, a donné au gouvernement et au parlement un mandat clair et sans équivoque : celui de se débarrasser de ces politiques assassines. Des négociations ont débuté, une commission spéciale du Parlement a été formée, baptisée Commission pour la Vérité sur la Dette Publique, avec pour mission de conduire un audit et une évaluation juridique de la Dette grecque. Cette commission a produit un rapport préliminaire en juin dernier. Le rapport a établi que la dette souveraine de l’État est illégale, illégitime, odieuse et insoutenable. Il a établi que la dette souveraine avait été contractée via des procédures qui constituent une violation flagrante du droit constitutionnel, justifiant par là même la dénonciation de la dette. Il a établi que les créanciers avaient agi de mauvaise foi en faisant délibérément peser sur la Grèce le fardeau de prêts insoutenables afin de sauver les banques privées françaises, allemandes et grecques. En dépit de ces conclusions, les créanciers de la Grèce ont exigé qu’on néglige le mandat du peuple.

 

Le 25 juin, un ultimatum de 48 heures fut posé au gouvernement grec, lui demandant d’accepter, contrairement au mandat populaire, une série de mesures démantelant le droit du travail, abolissant les garanties de sécurité sociale et la protection juridique pour les citoyens surendettés, et requérant, dans le même temps, le bradage des biens et entreprises publics les plus précieux, mais aussi des principaux ports, aéroports et infrastructures qui devraient être vendus ou cédés pour rembourser une dette odieuse et insoutenable.

 

Le Parlement hellénique a entériné la proposition du gouvernement de tenir un référendum portant sur l’ultimatum, et le peuple grec, à une large majorité de 62%, a rejeté les mesures.
Au cours de la semaine du référendum, des représentants des instances internationales et de gouvernements étrangers ont tenté d’influer sur le résultat du référendum, au moyen de déclarations visant à terroriser la population, et le référendum s’est tenu avec les banques fermées et le contrôle des capitaux imposé du fait du refus de la BCE de fournir des liquidités après l’annonce de la tenu du référendum ; et pourtant, la démocratie a prévalu, le peuple s’est prononcé clairement et a dit NON à 62% à ces mesures assassines.

 

Ce qui s’en est suivi est un cauchemar pour toute conscience démocratique, et une honte. Les créanciers ont refusé d’examiner le résultat du référendum. Ils ont insisté, usant de la menace d’un effondrement du système bancaire et d’un désastre humanitaire, que soient adoptées des mesures plus sévères encore que celles qui avaient été rejetées. Le gouvernement a été contraint d’accepter que le Parlement légifère sur des textes pré élaborés de centaines de pages, sans délibération, et à des dates prédéterminées, selon une procédure d’urgence, et avec les banques toujours fermées. Cette extorsion fut baptisée « pré requis pour un accord » et le Parlement fut appelé à abolir des lois qu’il avait votées durant les quatre mois précédents, et à s’abstenir de toute initiative législative sans l’accord préalable des créanciers.

http://democratie-reelle-nimes.over-blog.com/2015/09/zoe-konstantopoulou-a-l-onu-la-dette-souveraine-est-actuellement-utilisee-contre-la-population-grecque-et-le-parlement-hellenique-po

NOUS SOMMES EN GUERRE

 

C’est une guerre insidieuse, sournoise, mais c’est une guerre quasiment à mort pour reprendre les mots de Mitterrand sur un autre sujet (quoique…)

Il ne veulent pas nous tuer, encore qu’indirectement ils le font par le biais de la misère, mais pour le moment, nous pouvons encore servir à servir le système. (On se demande ce que nous deviendrons lorsque dans ce plan diabolique de mise en esclavage nous serons -bientôt- remplacés par des robots… totalement pilotables et beaucoup plus rentables). Clairement, l’être humain sain, libre et heureux n’a pas sa place dans cet avenir, autrement que comme instrument au service de Mammon, sinon nous ne verrions pas fleurir comme coucous au printemps cette série planétaire et ininterrompue de scandales sanitaires provoqués au nom d’une rentabilité sacralisée.

 J’ignore qui tire vraiment les ficelles tout en haut de la pyramide… Mais il y a quelque chose de profondément inhumain dans la direction que nous prenons en ce moment. Je le ressens comme ça, et je suis consciente que cela n’a rien de rationnel.  J’ignore tout sur l’organisation réelle de notre monde. En fait, je ne possède que des bribes d’informations nombreuses, mais embrouillées, des pièces d’un puzzle qui ne donnent assemblées qu’une image floue. Une sorte d’ombre noire plane sur nous qui tente d’éteindre ce qui fait toute notre beauté, notre lumière..

CE QU’ILS VEULENT, ILS NE PEUVENT L’AVOIR QU’AVEC VOTRE

ACCORD TACITE OU NON

On essaye de nous soumettre que par le seul biais qu’ils connaissent : la matérialité, la frustration, le manque, la peur, la soumission.

Il y a en nous si nous le décidons des zones inatteignables, celles qui font notre grandeur d’hommes.  C’est, si nous en prenons conscience très vite, ce qui nous sauvera. Ne nous laissons pas faire, ne nous laissons pas abattre, préparons nous au combat, déjà intérieurement.

Je repense tout à coup au conte d’Hansel et Gretel… Il prend vraiment une drôle de tonalité en ce moment…  Engraissés par le « progrès » des décennies précédentes nous avons enflé de sur-consommation inutile, nous nous sommes ramollis, assoupis, gavés de produits sans réelle substance et sommes à point pour passer au four et être dévorés. Symboliquement, cela ne peut être que si nous restons dans l’enfance…

Alors, quittons cette enfance ses fantasmes et ses peurs suggérées par ceux qui nous manipulent,  ayons confiance en nos capacités,  grandissons vite  pour pousser la sorcière dans son propre piège. Il s’agit très concrètement d’une lutte pour notre survie, la nôtre et celle de nos enfants.

Galadriel

 

Quand ils sont venus chercher les communistes,
je n’ai rien dit, je n’étais pas communiste.

Quand ils sont venus chercher les syndicalistes,
je n’ai rien dit, je n’étais pas syndicaliste.

Quand ils sont venus cherc her les juifs,
je n’ai rien dit, je n’étais pas juif.

Quand ils sont venus chercher les catholiques,
je n’ai rien dit, je n’étais pas catholique.

Puis ils sont venus me chercher.
Et il ne restait personne pour protester…

Pasteur Martin Niemoller (1892-1984), Dachau 1942

Et si il vous reste du temps et du courage, un article qui vient confirmer les enjeux sociaux du moment chez nous :

http://lesmoutonsenrages.fr/2015/09/03/nous-avons-eu-la-sodomacronite-preparez-vous-a-connaitre-la-suite-qui-sannonce-memorable/