Comment la BCE veut casser la spéculation sur les dettes publiques

Brindherbe01″Pierrot » : Et voila ! Le monde est sauvé…Une nouvelle couillonade  baptisée OMT (Outright Monetary transaction), les marchés à fond de fond hier 3 , 4 et presque 5 % pour Ibex 35, le Cac40 en dessus de la barre des 3500 points….Vive l’OMT ! 

En fait je me pose la question Draghi combat ou crée t-il la spéculation ?

On marche vraiment sur la tête !

 

Mario Draghi - La BCE a tenu ses promesses. Elle va tout faire pour réduire les tensions sur les marchés obligataires.

Mario Draghi a levé le voile jeudi sur le nouveau programme de rachat de dettes publiques de la BCE. Un programme qui comporte volontairement des zones d’ombres. Démontage d’une arme de dissuasion anti-spéculation.

grâce à une nouvelle arme baptisée OMT (Outright Monetary transaction), un nouveau programme de rachats de titres, destiné à réduire les tensions sur les taux d’intérêt dans les pays les plus fragiles comme l’Espagne ou l’Italie. Approuvé à l’unanimité moins une voix par le conseil des gouverneurs – on suppose que c’est celle du président de la Bundesbank -, le programme a été salué par les marchés. Voici pourquoi.

Les rachats de la BCE sont potentiellement « illimités »
Les deux derniers programmes n’avaient pas bien fonctionné, alors cette fois-ci, la BCE a sorti l’artillerie lourde. Les achats qu’elle s’apprête à faire sur les marchés sont illimités, à la fois dans le temps et dans les quantités. Une manière de décourager la spéculation car l’institut d’émission a, par nature, des moyens illimités que n’ont pas les investisseurs privés. A partir de là, ils doivent se demander s’il peuvent prendre le risque d’entamer un bras de fer avec un tel adversaire.

Ils sont conditionnés au maintien de l’austérité
Autre différence par rapport au programme précédent, la BCE n’est plus la seule à monter au front. Les Etats qui veulent bénéficier de ses interventions devront en effet faire une demande officielle de sauvetage auprès du FESF. De cette manière, les Etats secourus auront l’obligation de poursuivre leurs réformes et de mettre de l’ordre dans leurs finances publiques. Un facteur clé de stabilité pour les marchés. Et un argument pour affirmer que la BCE ne financera pas les déficit par la planche à billets.

Ils sont concentrés sur des obligations de court et moyen terme
Comme elle l’avait déjà suggéré, la BCE interviendra sur le marché pour acheter des titres qui ont une maturité inférieure à trois ans alors que ses précédentes interventions se focalisaient sur la dette à long terme. Ce choix est logique : la banque centrale s’occupe traditionnellement des taux d’intérêt à court terme, laissant les marchés déterminer les taux d’intérêt à long terme en fonction notamment des efforts fournis par les gouvernements pour maîtriser leur dette. De quoi affirmer que l’OMT a bien vocation à s’intégrer à un arsenal de politique monétaire. Un argument qui n’est pas à négliger alors que des voix s’opposent à de tels rachat de dette au sein même du conseil des gouverneurs de la BCE.

Par ailleurs, s’en tenir à des obligations de court terme permet de limiter les risques. Si un pays ne respectait pas ses engagements en matière de réformes ou de déficit, la BCE pourrait en effet cesser ses opérations de soutien et s’en tirer sans trop de dommage puisqu’elle n’aurait pas dans son bilan des obligations à long terme qui ne valent plus rien. Les titres à court terme échappent traditionnellement aux restructurations de la dette, explique les experts de DWS Investments. C’était le cas, par exemple, pour la Grèce.

Aucun seuil d’intervention n’est précisé
La BCE n’a pas précisé le seuil à partir duquel elle va intervenir sur les marchés. Par seuil, il faut entendre une différence maximum de taux d’intérêt avec les obligations de l’Allemagne par exemple (le fameux spead). Ce manque de précision était lui aussi attendu. « La BCE a intérêt à rester vague pour ne pas tenter les spéculateurs », explique Bruno Cavalier, économiste chez ODDO Securities. « L’essentiel, c’est qu’elle se soit engagée à intervenir de manière illimitée en cas d’anomalie constatée sur les taux d’intérêt de tel ou tel pays », ajoutent les experts de Berenberg. Car l’OMT est une arme de dissuasion massive. La preuve ultime de son succès serait de ne pas être utilisé.

L’intervention de Mario Draghi a cependant déçu les experts sur un point : le niveau du taux directeur de la BCE. Plusieurs économistes tablaient sur une nouvelle baisse en raison de la dégradation de la conjoncture, et de l’absence de redémarrage du crédit bancaire. Mais la BCE, finalement, a décidé de ne pas bouger ce taux. Un choix justifié, affirme Mario Draghi. La politique monétaire ne fonctionne plus correctement. Il faut donc d’abord réparer les transmissions entre taux courts et taux longs – grâce à l’OMT – avant de toucher à nouveau au taux directeur.

source : http://lexpansion.lexpress.fr/economie/comment-la-bce-veut-casser-la-speculation-sur-les-dettes-publiques_332077.html

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