ÇA AUSSI C’EST DEMAIN ! Une conscience artificielle omniprésente

Ne vous inquiétez pas, braves gens, c’est dit dans l’article : C’est pour le bien du monde !

CETTE MACHINE VA RÉSOUDRE TOUS LES PROBLÈMES, MÊME CEUX AUXQUELS ON NE PENSE PAS. MAGIQUE, NON ?

Ces scientifiques sont sans doute de bonne foi, comme l’étaient les physiciens enthousiastes qui découvraient la fission nucléaire au début du siècle dernier.

Dieu meurt remplacé bientôt, pourquoi pas, par une intelligence artificielle omnisciente vis à vis de laquelle nous serons en totale dépendance et qui, soyons fous,  pourra même gérer tous vos paramètres internes et externes grâce à quelques implants bien placés.

C’est le rêve/cauchemar du pouvoir absolu  : Tout savoir, tout gérer, tout contrôler, tout décider, vie ou mort,  et n’exister que pour lui-même.

143 millions de dollars pour créer une conscience artificielle omniprésente

Sentient a levé plus de 140 millions de dollars sur une promesse : révolutionner l’intelligence artificielle et le big data. Avec pour but, à terme, de créer une conscience artificielle distribuée et présente dans tous data centers du monde.

Après Elon Musk et ses démons, c’est Stephen Hawking qui a tiré la sonnette d’alarme, avec toujours la même crainte : les intelligences artificielles ne deviendront-elles pas trop intelligentes pour nous, au point de vouloir nous asservir ou même nous détruire ? Une bonne base pour un scénario de SF, mais pas une crainte justifiée selon Babak Hodjat. Co-fondateur de Sentient, une start-up de San Francisco, Babak Hodjat a récolté 143 millions au total, dont 103,5 millions fin novembre dernier, pour créer une intelligence artificielle distribuée.

Un IA à l’échelle du monde

Distribuée ? L’approche de Sentient part en effet d’une observation. Un data center unique ne peut pas contenir toutes les données générées sur un sujet dans un univers où le big data est roi. De même, un seul data center ne peut regrouper assez de puissance de calcul pour traiter certains sujets. L’ambition de Sentient est donc d’installer sa technologie d’intelligence artificielle dans le plus possible de centres de données et de faire en sorte que ces différentes IA travaillent ensemble. Non seulement qu’elles analysent les données mais qu’elles partagent les informations, l’état de progression de leur analyse, et leur puissance de calcul. Evidemment, tout cela pose de nombreux problèmes techniques, comme la prise en compte des différences de débits et de capacités de chaque « nœud » de cette intelligence collective.

© Sentient
Pour lire la vidéo, cliquez ici.

Ainsi, Nigel Duffy, directeur technique de Sentient, projette une progression de cette technologie qui utilisera des dizaines de millions de processeurs différents. Il faudra donc réussir à morceler le traitement des données, « casser le problème en plus petits morceaux » afin que les tâches soient gérées de manière optimale. L’objectif à courts termes est que chaque nœud soit « autonome et robuste ». Pour s’assurer d’une présence importante à travers le monde, Sentient a déjà passé un accord avec Tata Communications, division réseau et high tech, du géant indien fondé en 1986 par le gouvernement indien.
Contrairement à des sociétés comme Google, Sentient est tourné vers une IA distribuée massivement, explique Babak Hodjat. « Nous ne cherchons pas à faire une grosse IA ou à reproduire le cerveau », précise-t-il.

 

Une IA au service du monde

Et l’objectif de cette IA distribuée est « de résoudre les problèmes de tout le monde », explique Nigel Duffy, dans une session de questions/réponses en vidéo sur le site de la société.  « La peur [des IA, NDLR] est un bon client pour les médias, mais c’est une distraction, affirme le directeur technique de Sentient. Quels sont les vrais problèmes aujourd’hui ? Nous avons trop d’informations à traiter et trop de décisions à prendre », martèle-t-il.
A commencer par le secteur de la santé où les données récoltées atteignent des quantités colossales qui ne peuvent pas être exploitées. Sentient espère non seulement pouvoir aider à traiter ces informations pour répondre aux questions que se posent les spécialistes, mais également à apporter « des réponses à des questions qu’on ne savait pouvoir se poser ». « Nous sommes à deux doigts de pouvoir régler des problèmes qui n’ont pas pu l’être jusqu’à présent », s’enthousiasme Babak Hodjat.

De l’intelligence à la conscience…

Et Sentient semble tenir cette promesse de résoudre les problèmes de ses clients. A en croire les deux hommes, ce sont ses clients qui, par un bouche-à-oreille vertueux, ont attiré les financements et y ont même contribué. Aujourd’hui, une IA distribuée, capable de gérer nos données et de faciliter nos vies. Et, d’ici « 10 ou 15 ans », une « conscience artificielle », lâche Nigel Duffy. Un programme écrit noir sur blanc sur chaque papier à en-tête de la société. Sentient veut dire « conscient, doué de sensations », en anglais. Nous voilà prévenus.
Sources :
EETimes
Sentient.ai
http://www.01net.com/editorial/636172/143-millions-de-dollars-pour-creer-une-conscience-artificielle-omnipresente/#?xtor=RSS-16

 

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