Les Brindherbes Engagés | Les Brindherbes Engagés http://lesbrindherbes.org La vérité c'est que quelque chose va très mal dans ce monde… Thu, 24 Apr 2014 17:55:05 +0000 fr-FR hourly 1 L’armageddon économique viendra-t-il de Chine ? http://lesbrindherbes.org/2014/04/24/larmageddon-economique-viendra-t-il-de-chine/ http://lesbrindherbes.org/2014/04/24/larmageddon-economique-viendra-t-il-de-chine/#comments Thu, 24 Apr 2014 10:28:41 +0000 http://lesbrindherbes.org/?p=23340 On nous parle depuis longtemps de l’effondrement économique programmé du système économique occidental basé sur des bulles financières dont l’argent virtuel  ne correspond plus à rien. Difficile d’avoir une vision claire des événements lorsqu’on ne fait pas partie du sérail.. Mais peut-être  que le danger  immédiat ne vient pas de Wall Street ou de la City…  Voici une autre hypothèse :

L’homme le plus riche d’Asie procède à la vente de tous ses biens en Chine

Selon le magazine américain Forbes qui tient le célèbre classement des personnalités les plus riches du monde, Li Ka-shing est l’homme le plus riche d’Asie, avec plus de 30 milliards de dollars d’actifs. Il est également l’homme d’origine chinoise le plus riche du monde. Dans les années nonante du siècle dernier, il a beaucoup investi dans l’immobilier chinois, en particulier dans la partie continentale de la Chine, lorsqu’il était à la mode d’y investir. Mais aujourd’hui, il veut se débarrasser de tout ce qu’il possède là-bas.

Depuis août de l’année dernière, Li a vendu pour plusieurs milliards de dollars de biens chinois. La  dernière cession qu’il a effectuée est celle de son Pacific Place de Beijing, un centre commercial d’une valeur de 928 millions de dollars. Lorsque cette transaction sera totalement aboutie, il ne possédera plus rien d’important en Chine continentale.

Qu’est-ce qui a poussé Li Ka-shing, qui n’est pas une personnalité particulièrement angoissée, à prendre une telle mesure ? Qu’a-t-il vu que d’autres n’ont pas encore compris? « Simple », répond Zero Hedge, « Le credit crunch de la Chine ».

Après des années d’expansion monétaire dans une situation économique précaire, le gouvernement chinois veut reprendre les choses en main, et limiter la progression du crédit. Selon JP Morgan, le système bancaire opaque chinois représente près de 84% du PIB de la Chine. Le Fonds Monétaire International (FMI) estime quant à lui que le crédit privé atteint 230% du PIB, et qu’il a doublé au cours des deux dernières années.

L’histoire nous enseigne que des croissances à un tel rythme débouchent presque toujours sur des crises financières majeures. Les dirigeants chinois font donc tout leur possible pour stopper « en douceur» cet emballement. S’ils réussissent, le monde entier ne constatera qu’un fort ralentissement de la croissance globale, une chute importante des cours boursiers, de l’immobilier et des cours des matières premières.

Mais s’ils échouent, les retombées sur le monde entier pourraient être gigantesques. La Chine est non seulement le premier producteur mondial pour de nombreuses matières ou  industries, mais elle pourrait également décider d’utiliser ses réserves en dollars pour soutenir le yuan, et plonger ainsi tout le système financier mondial dans les difficultés.

Étrangement, l’imminence d’une crise du crédit en Chine n’est que rarement évoquée dans les médias occidentaux. « La plupart des investisseurs traditionnels ne savent pas que ce qui se passe en Chine aura bien plus d’implications pour leur portefeuille que les politiques de Janet Yellen et Barack Obama combinées», explique Zero Hedge.

«Nous sommes peut-être à un moment critique et c’est peut-être le bon moment pour réexaminer votre situation financière et d’envisager de vendre en prévision d’un krach majeur. C’est en tous cas ce que l’homme le plus riche d’Asie semble croire », conclut le blog financier.

SOURCE : http://www.express.be/business/fr/economy/lhomme-le-plus-riche-dasie-procede-a-la-vente-de-tous-ses-biens-en-chine/204591.htm

VIA : www.lesmoutonsenrages.fr

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L’industrie agro-alimentaire vous a trouvé une nouvelle maladie : l’orthorexie. http://lesbrindherbes.org/2014/04/24/industrie-agro-alimentaire-vous-a-trouve-une-nouvelle-maladie-lorthorexie/ http://lesbrindherbes.org/2014/04/24/industrie-agro-alimentaire-vous-a-trouve-une-nouvelle-maladie-lorthorexie/#comments Thu, 24 Apr 2014 09:57:49 +0000 http://lesbrindherbes.org/?p=23337 Vous voulez vous nourrir sainement. Vous préférez consommer des produits qui ne contiennent pas de pesticides ou d’additifs chimiques nocifs pour la santé, vous évitez avec soin les céréales fruits et légumes déminéralisés et dévitaminés parce qu’ils sont poussé à coup d’engrais sur des terres épuisées ? Vous surveillez les produits contenant des OGM, l’origine des viandes, vous fréquentez des AMAP ? Normal de se protéger, me direz-vous. Et bien pas du tout !

Je vous le dis tout net : Vous êtes  M A L A D E !  Vous êtes obsédés, atteints de Troubles Obsessionnels Compulsifs, vous souffrez d’orthorexie.

L’industrie agro-alimentaire n’apprécie pas du tout l’expansion de l’agriculture biologique et les études publiées par des nutritionnistes honnêtes qui vous mettent en garde contre les dangers potentiels de ce qui peuple les rayons des supermarchés et remplit les poches des multinationales.  S’appuyant sur des travaux de scientifiques à leur botte, l’institut Danone publie une mise en garde pour vous prévenir que vous perdez la tête, et qu’il faudrait peut-être consulter !

Il est à noter que ce dossier ci-dessous a déjà fait l’objet d’articles et de reportages dans les médias mainstream, soutenu par des médecins nutritionnistes à œillères, (ou rémunérés par les lobbies) pour lesquels le lait de vache est sans danger aucun et la meilleure option pour la croissance osseuse, « les produits laitiers sont nos amis »  le gluten parfaitement assimilable (sauf à de très rares et spécifiques exceptions) et le sucre rapide (sans distinctions, mais sans excès) indispensable au bon fonctionnement de notre métabolisme. « Ni trop sucré, ni trop salé » « 5 fruits et légumes par jour » peu importe leurs origines et ce qu’ils contiennent….

Pire, un certain média va même jusqu’à publier un témoignage d’une jeune femme dont le médecin traitant a diagnostiqué une anorexie sévère comme étant de l’orthorexie  avec à l’appui une photo effarante ! (1)

Dossier : L’orthorexie – l’obsession du manger sain

(Comme d’habitude dans toute tentative de manipulation efficace, il y a dans cet article un mélange de vrai et de contre-vérités)

http://www.institutdanone.org/objectif-nutrition/106-dossier-l-orthorexie-l-obsession-du-manger-sain/

D’après un article de : http://www.2012un-nouveau-paradigme.com

(1) http://blog.aufeminin.com/blog/see_58944_1/Reapprendre-a-vivre

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Un iceberg géant de 660 km2 dérive dans l’Antarctique http://lesbrindherbes.org/2014/04/24/un-iceberg-geant-de-660-km2-derive-dans-lantarctique/ http://lesbrindherbes.org/2014/04/24/un-iceberg-geant-de-660-km2-derive-dans-lantarctique/#comments Thu, 24 Apr 2014 09:03:29 +0000 http://lesbrindherbes.org/?p=23334 Cet iceberg nommé B31 avait déjà fait l’objet d’une alerte en novembre dernier, (1) date à laquelle il s’était détaché à la suite d’une fissure observée dans Pine Island en 2011. Pris dans les glaces, il était  immobilisé depuis. La Nasa vient de signaler qu’il avait repris  sa dérive dans la mer d’Admunsen, lieu de trafic maritime.

En novembre dernier, on le disait : « grand comme Mahnattan ». Au États-Unis, il est devenu grand comme 2 fois Atlanta (CNN) (2)  et chez nous, il est grand comme « 6 fois Paris… »,(3)  mais c’est bien le même…

(1) http://www.20minutes.fr/sciences/1250031-20131114-antarctique-iceberg-taille-manhattan-pourrait-menacer-navigation

(2) http://edition.cnn.com/2014/04/22/world/asia/antarctic-iceberg/

(3) http://www.lemonde.fr/planete/article/2014/04/24/derive-d-un-iceberg-six-fois-plus-grand-que-paris-en-antarctique_4406173_3244.html#xtor=RSS-3208

 

 

 

 

 

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Liste réactualisée : 100 sites pour consommer sans posséder http://lesbrindherbes.org/2014/04/24/liste-reactualisee-100-sites-pour-consommer-sans-posseder/ http://lesbrindherbes.org/2014/04/24/liste-reactualisee-100-sites-pour-consommer-sans-posseder/#comments Thu, 24 Apr 2014 08:34:55 +0000 http://lesbrindherbes.org/?p=23331 Dernière mise à jour de cette liste que nous avions publiée l’année dernière. Si vous avez des liens utiles à partager dans les commentaires, surtout n’hésitez pas !
Alimentation, autopartage, troc… voici une liste d’initiatives françaises de consommation collaborative.

(Publiée une première fois en Juin 2011 et actualisée trente fois depuis)

Voici une première tentative (à ma connaissance) de création d’une liste d’initiatives françaises (ou ayant des activités en France) pouvant se rapporter à la Consommation Collaborative. Même si cette liste vise une certaine exhaustivité, elle est évidemment incomplète et des précisions mériteraient d’être apportées pour mettre en lumière les différences entre les services. Le parti pris a été d’inclure des initiatives se situant aux limites de la consommation collaborative mais qui méritaient d’être mises en avant pour l’innovation sociale qu’elles représentent. N’hésitez pas à me dire ce que vous pensez de ce parti pris d’ailleurs.

Cette liste a été établie de manière collaborative avec le collectif OuiShare

Alimentation

Achat groupé direct au producteur
Don / Vente de produits issus de son jardin
Colunching
Cours de cuisine collaboratifs

Votre propre menu à la carte d’un restaurant

Recevez / Allez manger chez des locaux

Petits plats fait maison
Rencontres et partage culinaire
Jardinage

Location/Revente/Don/Echange/Troc/Envoi de biens matériels

Location d’objets entre particuliers

Location d’espace de stockage

Location de machines à laver entre voisins

Location d’outils

Echange/Troc d’objets
Echange définitif de maisons
Troc dynamique
Vide-Dressing
Troc de fringues

Recycler vos propres vêtements

Prêt d’objets

Livres
Don d’objets
Envoyer ses lettres et colis entre particuliers

Transport

Location de voitures entre particuliers
Autopartage
Covoiturage

Location de Camping Car

Location de bateaux
Covoiturage de colis
Transport adapté, partagé et insertion
Parking chez l’habitant
Partage d’informations sur le stationnement

Communauté d’écomobilité

Location de voitures et utilitaires à 1 euro

Voyages

Location de logement chez l’habitant
Couchsurfing
Vivre des expériences de tourisme avec des locaux
Organisation de voyage collaboratif
Partage d’expériences de voyage
Echange de Maisons

 

Echange d’appartements entre étudiants

Accessoires et cadeaux

Tous types d’artisanat
Location de sacs à main et accessoires de mode
Location de lunettes

Location d’équipement pour enfants

Location de jouets
Location d’équipement

Finance collaborative

Financement collaboratif de projets (Crowdfunding)
Prêt entre particuliers

Echange / Troc de services

Se rendre service à proximité

Garde d’animaux entre particuliers

Communautés

Echange / Troc de Compétences
Echange de biens et de services entre entreprises

Education Collaborative

Suivez les cours d’un expert : « l’université 2.0″

Suivez les cours d’un mentor par vidéo-bulle

Habitat

Colocation

Contruction d’habitat participatif
Voisinage

Achat de maison à plusieurs

Coworking et Partage de Bureaux

Partage de bureaux

Espaces de coworking

Recyclage

Partage de gestes et idées écologiques

Plateforme BtoB

 

http://troovon.com/

Réseau social

http://www.ilokyou.com/

_____________________________________________

Source : Antonin Léonard Rédacteur en chef de consocollaborative.com et co-fondateur de OuiShare,

 http://consocollaborative.com

 

 

 

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Pierre Rabhi : « Si nous nous accrochons à notre modèle de société, c’est le dépôt de bilan planétaire » http://lesbrindherbes.org/2014/04/24/pierre-rabhi-si-nous-nous-accrochons-a-notre-modele-de-societe-cest-le-depot-de-bilan-planetaire/ http://lesbrindherbes.org/2014/04/24/pierre-rabhi-si-nous-nous-accrochons-a-notre-modele-de-societe-cest-le-depot-de-bilan-planetaire/#comments Thu, 24 Apr 2014 07:17:09 +0000 http://lesbrindherbes.org/?p=23326

Et si, après une stressante campagne électorale, on respirait un peu ? Quelle société voulons-nous aujourd’hui construire ? « La croissance est un problème, pas une solution », affirme Pierre Rabhi, paysan-philosophe. Face à la disparition des questions écologiques dans le débat politique, et à la frénésie marchande qui nous a pris en otages, il invite à repenser la vie sur un mode à la fois « sobre et puissant ». Et à inventer, pour éviter des explosions sociales et un chaos généralisé, un autre modèle de civilisation. Entretien.

 Vous défendez une société de la sobriété. Les crises actuelles et l’austérité qui menace vont-elles permettre de remettre en question le système économique dans lequel nous vivons ?

Je ne me réjouis pas de cette situation, mais je me dis finalement que l’être humain a besoin d’entrer dans des impasses pour mieux comprendre. Les impasses peuvent soit finir sur un chaos généralisé, soit permettre d’initier autre chose. Le chaos est tout à fait possible : une sorte de cocotte-minute d’incertitudes et d’inquiétudes est en train de miner les âmes et les consciences. Qu’une seule ville explose et toute la France explose. Le problème aujourd’hui n’est pas de se réjouir de cela, mais de voir ce qu’on peut tirer de cette évolution. Notre modèle de société montre son inadéquation, son incapacité à continuer. Si nous nous y accrochons, ce sera le dépôt de bilan planétaire. Tous les pays émergents veulent vivre à la moderne. Où va-t-on puiser les ressources ? C’est totalement irréaliste. Il y a aujourd’hui à repenser la vie sur un mode qui soit à la fois sobre et puissant. Je crois beaucoup à la puissance de la sobriété. Je ne crois pas à la puissance des comptes en banque. La vraie puissance est dans la capacité d’une communauté humaine à se contenter de peu mais à produire de la joie. Notre société déborde de tout, mais nous sommes un des pays les plus consommateurs d’anxiolytiques, pour réparer les dégâts que produit la « société de la matière » ! Nous sommes une espèce de planète psychiatrique. Combien de souffrances produisons-nous ?

Pendant la campagne électorale, l’écologie a quasiment disparu du débat politique. Qu’en pensez-vous ?

C’est parce que les citoyens ne sont pas véritablement conscients de l’enjeu de l’écologie que nous sommes obligés d’avoir une écologie politique pour lui donner une place au forceps. Dans la réalité, l’écologie concerne absolument tout le monde. Je suis évidemment reconnaissant envers ceux qui essayent de placer l’écologie dans le débat politique. Mais c’est une anomalie. Car l’écologie est une affaire de tous. C’est ce qui détermine l’existence de tout individu, du phénomène de la vie. Nous sommes donc tous concernés.

Selon vous, le progrès technologique nous asservirait ?

La civilisation moderne est la civilisation la plus fragile de toute l’histoire de l’humanité. Plus d’électricité, de pétrole, de télécommunications et la civilisation s’écroule. Elle ne tient sur rien du tout. Le progrès ne libère pas. Plusieurs avancées ont apporté un certain bien-être. Mais ce bien-être n’est pas forcément partagé. Il faut que l’humanité se pose la question : le progrès, pour quoi faire ? Et avant : qu’est-ce que vivre ? S’il s’agit juste de consommer, je n’appelle pas ça la vie, cela n’a aucun intérêt. Nous sommes devenus des brigades de pousseurs de Caddie. Cela me terrifie. Nous sommes revenus au néolithique : nous sommes des cueilleurs, nous passons dans les rayons et nous cueillons. Tout cela n’est pas bon. On a évoqué la décroissance, qui est considérée comme une infamie dans le monde d’aujourd’hui : remettre en cause la croissance ! Au Moyen Âge, j’aurai été brûlé vif.

Peut-on se passer de l’industrie et du progrès technologique sur une planète qui comptera bientôt 9 milliards d’êtres humains ?

Le progrès technologique ne rétablit pas de l’équité dans le monde, au contraire. Une minorité en bénéficie. Ce ne sont pas les pays en voie de développement qui consomment le plus de voitures ou de frigos. C’est un leurre de dire que la planète ne pourra pas suffire, parce que nous serons plus nombreux. C’est une injustice totale : sur 7 milliards d’humains aujourd’hui, la moitié n’a pas accès à la nourriture pendant que les autres se bâfrent et gaspillent à outrance. Un cinquième de l’humanité consomme les 4/5es des ressources produites. Ce serait très pernicieux d’invoquer la démographie pour dire qu’on ne va pas s’en sortir. Non ! Plusieurs milliards d’humains ne s’en sortent déjà pas. Ce ne sont pas les pauvres qui épuisent les ressources. La démographie n’est pas en cause. Je sens cet argument s’insinuer de façon très vicieuse.

Pourquoi, après avoir été ouvrier, avez-vous choisi de devenir paysan ?

J’ai accompli mon retour à la terre, ici en Ardèche, en 1961, parce que je considère que notre système n’a pas d’intérêt. Je n’ai pas envie d’être né pour produire, pour consommer et mourir. C’est une destinée un peu limitée ! Je suis né pour vivre, je suis né pour admirer. Si on doit toute sa vie besogner pour que les poubelles débordent de déchets, cela n’a aucun sens. Il n’y a pas si longtemps, en mai 68, les jeunes défilaient dans les rues pour protester contre la société de consommation. C’était l’excès. Leur intuition était forte : nous ne sommes pas des consommateurs. Les gagneurs d’argent, la frénésie marchande nous ont pris en otages pour faire de nous des gens qui doivent absolument consommer pour faire monter le produit national brut. C’est complètement stupide. Les jeunes disaient : on ne tombe pas amoureux d’un produit national brut ! Ils lançaient des slogans très importants, qui étaient un appel à la vie. Nous ne vivons pas : nous sommes conditionnés, endoctrinés, manipulés, pour n’être que des serviteurs d’un système. Ils ressentaient ce besoin de sursaut de la vie. Depuis, je ne vois plus les jeunes défiler dans la rue pour dire qu’ils ont trop. Nous sommes au contraire entrés dans la phase du manque. Les certitudes d’une idéologie triomphante, c’est terminé ! Aujourd’hui, les jeunes ne savent pas quelle place ils auront et s’ils auront une place dans l’avenir. Ce système-là peut-il encore perdurer ? Non. Il ne faut donc pas s’illusionner et se raconter des histoires : notre système arrive à ses limites. Il faut maintenant que l’imagination se mette en route, pour en créer un autre.

D’où peut venir le changement ? D’abord de chaque individu ou de transformations portées collectivement ?

Vous pouvez manger bio, recycler votre eau, vous chauffer à l’énergie solaire, tout en exploitant votre prochain, ce n’est pas incompatible ! Le changement radical de la société passe par une vision différente de la vie. L’humain et la nature doivent être au cœur de nos préoccupations. Le rôle de l’éducation est souverain : et si on éduquait les enfants au contentement et non à l’avidité permanente ? Une avidité stimulée par la publicité, qui affirme qu’il nous manque toujours quelque chose. Cette civilisation du besoin chronique et permanent, sans cesse ressassé, installe dans les esprits la sensation de manque. Le phénomène de la vie, ce qui fait que nous existons, devrait avoir une place dans l’éducation des enfants. Or nous n’avons que des structures éducatives qui occultent complètement les fondements de la vie pour, le plus vite possible, fabriquer un petit consommateur et un petit producteur pour le futur. Cela en fait un petit ignorant qui s’occupera bien davantage de savoir comment il va avoir un bon boulot malgré la compétitivité.

L’exigence fondamentale, c’est que tout le monde puisse manger, se vêtir, se soigner. Voilà ce qu’une civilisation digne de ce nom devrait pouvoir fournir à tout le monde. Aucun bonheur n’est possible sans la satisfaction des besoins vitaux. Notre civilisation a la prétention de nous libérer alors qu’elle est la civilisation la plus carcérale de l’histoire de l’humanité. De la maternelle à l’Université, nous sommes enfermés, ensuite tout le monde travaille dans des boîtes. Même pour s’amuser on va en boîte, assis dans sa caisse. Enfin, on a la boîte à vieux quand on n’en peut plus, qu’on est usé, avant de nous mettre dans une dernière boîte, la boîte définitive.

Comment convaincre ceux qui profitent le plus de la société de consommation et d’accumulation ?

Qui enrichit ces gens-là ? C’est nous. Ils s’enrichissent parce que des gens insatiables achètent de plus en plus, parce que toute une communauté humaine leur donne les pleins pouvoirs. Ils n’existent que parce que nous les faisons exister. Je ne roule pas en char à bœufs mais en voiture, je pollue malgré moi, j’ai le confort moderne. Ce qui fausse tout, c’est que cela devient prétexte à un enrichissement infini. Ce serait différent si les objets fabriqués par le génie du monde moderne avaient vocation à améliorer la condition humaine. Nous donnons très peu de place à ce qui est indispensable, à ce qui amène véritablement la joie. Et nous ne mettons aucune limite au superflu.

Cela signifie donc s’attaquer aux puissances de l’argent ?

L’argent est noble quand il permet l’échange. C’est plus facile d’avoir quelques billets dans sa poche que de transporter deux kilos de pommes de terre. L’argent n’est pas à récuser dès lors qu’il participe au mécanisme de régulation du bien-être entre tous. Mais quand il régule seulement la richesse, non. Toutes les choses vitales, les biens communs – eau, air, terre, semences – devraient être soustraites à la spéculation. Ceux qui ont de l’argent commettent un hold-up légalisé sur le bien de tous. Un vol illicite mais normalisé par la règle du jeu. L’argent rend l’humanité complètement folle et démente. Aujourd’hui, on achète le bien des générations futures. Je possède de la terre, mais je suis prêt à dire que ce n’est pas la mienne. Je l’ai soignée pour qu’elle soit transmise à mes enfants ou à d’autres gens.

Comment soustraire les biens communs à ceux qui spéculent ?

Admettons qu’on aille jusqu’à la logique extrême : un jour, un petit groupe d’humains hyperriches va posséder la planète. Aux enfants qui arriveront, on leur dira qu’ils sont locataires. Qu’ils doivent payer leur droit d’exister. C’est stupide. C’est navrant. C’est d’une laideur infinie. Parce que j’ai de l’argent, j’ai le droit sur tout… C’est là que le politique devrait réguler. Mais, pour l’instant, les responsables politiques sont là pour maintenir en vie cette inégalité criante. Ils font de l’acharnement thérapeutique sur un modèle moribond. On peut le mettre sous perfusion tant qu’on voudra… on sait très bien qu’il est fini. Le drame serait que tout cela finisse dans le chaos, si on ne met pas en place une nouvelle orientation de la vie.

Il faut changer les règles du jeu démocratique, dites-vous… Pour aller vers quoi ?

On ne peut pas changer un monstre pareil du jour au lendemain. Ce que je regrette, c’est qu’on ne se mette pas sur la voie du changement. Ce modèle a été généré par l’Europe. La première victime de ce nouveau paradigme, cette nouvelle idéologie, c’est l’Europe elle-même. L’Europe était une mosaïque extraordinaire. Tout a été nivelé, standardisé. Et on a exporté ce modèle partout ailleurs, en mettant un coup de peinture « démocratie » là-dessus. Aujourd’hui ce modèle se délite, il n’a aucun moyen d’être réparé. Il faut aller vers autre chose. Ce que propose la société civile : elle est le laboratoire dans lequel est en train de s’élaborer le futur. Partout des gens essayent de faire autrement. Un État intelligent devrait encourager ça. Sinon, cela se fera sous la forme d’explosion sociale. Une grande frange des citoyens sont secourus par les dispositifs de l’État. Cela ne durera pas. Le jour où la société ne pourra plus produire de richesses, où prendra-t-on ce qu’il faut pour soutenir ceux qui sont relégués ? Nous sommes dans un système « pompier-pyromane » : il produit les dégâts et prétend en plus les corriger. On met des rustines au lieu de changer de système : ce n’est pas une posture politique intelligente.

Recueilli par Ivan du Roy et Agnès Rousseaux

Vidéo : Agnès Rousseaux

Photo : Ivan du Roy

http://www.bastamag.net/Pierre-Rabhi-Si-nous-nous

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La migraine – modalités de guérison http://lesbrindherbes.org/2014/04/23/la-migraine-modalites-de-guerison/ http://lesbrindherbes.org/2014/04/23/la-migraine-modalites-de-guerison/#comments Wed, 23 Apr 2014 20:41:02 +0000 http://lesbrindherbes.org/?p=23323 La migraine est un des troubles neurologiques les plus fréquentes, touchant plus de 8% de la population et causant, par le biais de ses implications sociales, d’importantes pertes économiques.
Les personnes souffrant de cette maladie apparemment trivial (bénigne) savent très bien que, même si personne n’est mort à cause de migraine, sa douleur exaspérante « comme un marteau qui frappe sur la tête » transforme la réalité en cauchemar, pouvant provoquer de vraies dépressions et drames existentielles. Par définition, la migraine est une céphalée vasculaire intense, lancinante qui se produit régulièrement, généralement sur un seul côté de la tête, accompagnée par des nausées, vomissements, photophobie. Précédée par une période de 10 à 60 minutes de phénomènes visuels et sensoriels, peut s’étendre à l’agitation et même amnésie rétrograde, manifestations qui peuvent affecter toute la vie du malade.

Qui est le plus sujette à la migraine?

Plus fréquente chez les femmes (ratio femmes: hommes = 3:1), les intellectuels et la population urbaine. Il existe une prédisposition génétique dans 70% des personnes qui souffrent d’épilepsie (récemment, une équipe de scientifiques de l’Hôpital Saint-Antoine, Paris, a isolé sur le chromosome 19 le gène « de la migraine hémiplégique familiale », la forme de maladie la plus invalidante).

La personnalité des sujets prédisposés à la migraine bascule entre l’ambition obsessionnelle d’affiner les choses et le mécontentement, inavoué, de ne pas avoir pu y parvenir. La frustration répétée entraîne, sur la base de la loi yogi de la résonance, un état d’anxiété qui enkyste, tourmente (le « Club de la migraine et de la céphalée » en France a montré en 1989 qu’un patient sur trois était plus anxieux et perfectionniste que la moyenne) et, simultanément, des modifications somatiques synchrones (vasoconstriction) qui sous-tendent l’installation migraine.
Franz Alexander a constaté que, par psychanalyse, il a été révélé à ces sujets, l’existence de certaines impulsions intérieures hostiles et destructrices qui génèrent en temps un phénomène d’inhibition qui trouve la solution seulement dans la crise.

Facteurs déclencheurs

Dans 60% des cas, il n’y a pas de facteur déclencheur apparent. Toutefois, chez la plupart, les accès de migraine sont favorisées par: effort physique, exposition au froid, vent, voyages, la hauteur, une surcharge psychique, effort mental excessif, le stress émotionnel puissant. La crise survient le plus souvent le week-end ou au début des vacances, d’après les médecins britanniques, en particulier chez les buveurs de café. D’après le professeur Dr R.A. Professeur Hope J.M. Longmore (Oxford), les fromages fermentés et le chocolat sont responsables de la survenue des crises. Après des études complémentaires sont mis en cause des aliments tels que: les conserves de poisson, la chasse, les boissons alcoolisées, qu’il soit consommé avec modération, les préparas culinaires à base de viande qui contient en abondance des colorants alimentaires, les matières grasses, les aliments très froids et, paradoxalement, certains fruits comme les agrumes, les raisins, l’utilisation de contraceptifs stéroïdiens.

La migraine peut aussi se produire pendant les périodes prémenstruelles et en cas de déséquilibres hormonaux chez les femmes parce que les vaisseaux sanguins sont très sensibles aux changements hormonaux à la fin des menstruations (à la ménopause 60-70% des patients sont « soulagés » de cette souffrance, pour d’autres les choses restent en même état ou s’accentuent). Le traitement hormonal allopathique peut parfois soulager la douleur, mais souvent il en fait pire.

Le mécanisme de la migraine
Sont connus trois stades du trouble vasomoteur:

1. Tout commence par un spasme artériel (photo 1) qui réduit le débit sanguin à une partie du cerveau. A ce moment le patient voit flou, effacé, il perçoit dans le champ visuel des taches noires ou des points lumineux (corps flottants), mais la douleur n’a pas encore paru. On enregistre une libération de catécholamines (hormones du stress) de la glande surrénale.

2. Puis, rapidement, cette artère qui a été soumise à la vasoconstriction se dilate et le flux sanguin augmente, entraînant une vraie congestion locale – une phase de vasodilatation (photo 2). Maintenant vient la douleur, sourde ou pulsatile (comme les coups de marteau). S’il y a aussi des symptômes digestifs (nausées ou vomissements), ils sont la conséquence de l’irritation d’un certain centre corticale et ne sont pas liés à un trouble digestif.

3. Ensuite, la phase finale de l’œdème (photo 3) où se produit une inhibition des parois des artères du cuir chevelu et une infiltration œdémateuse cérébrale (diffusion du sang à travers les parois des vaisseaux sanguins dans le tissu nerveux), ce qui explique la somnolence, l’apathie et de fatigue vers la fin de crise de migraine.

Les médicaments sont pris toute la vie?

Jusqu’à présent, la médecine allopathique n’a pas trouvé la solution de guérir cette maladie, elle ne peut améliorer que les symptômes en crise. Sont administrées des substances anti-inflammatoires (aspirine, paracétamol, même prednisone), des vasodilatateurs (ergotamine, Sumatripan, Redergin et Secatoxin), métoclopramide, des anticonvulsivants, des hormones, etc. agissant seulement sur un œillet de la chaîne complexe d’événements symptomatiques, plutôt que sur la cause concrète de la maladie. Les gens dans la détresse le savent mieux que, malgré le prix élevé, les médicaments ont un effet limité et parfois contradictoire, ils luttent avec la migraine tout au long de leur vie. En outre, le professeur Dr. R.A. Hope et le Dr J.M. Longmore à l’Université d’Oxford souligne que c’est le devoir du médecin (et du pharmacien) d’avertir le patient sur les risques liés à la prise de médicaments. Par exemple, l’ergotamine et ses dérivés produisent de la gangrène et des destructions vasculaires permanentes et les Sumatripan peuvent provoquer une crise d’angine, arythmie, voire une insuffisance rénale aiguë. La guérison de la migraine ne signifie pas seulement arrêter la crise, mais aussi éviter sa répétition, mais sans que le patient devient dépendant des médicaments à prendre indéfiniment.

La myothérapie confirme la valeur thérapeutique du système de HATHA YOGA
Dr. Jan Polak, président de la Société internationale de la myothérapie, considère qu’il est tout à fait possible de réaliser le traitement de fond de la migraine et des autres céphalées d’une manière simple, gratuit et à des effets durables. Les observations cliniques réalisées sur des individus souffrant de migraine ont révélé l’existence de douleurs cervicales et des troubles circulatoires cérébraux dans la crise.

À la suite de mauvaises habitudes ou des traumatismes (chocs), de nombreuses personnes ont été retrouvées avec une position défectueuse de la tête et de la colonne cervicale au travail, au bureau ou dans la rue. Il se produit une contracture persistante de certains muscles, qui peut être maintenue pendant des années, parfois pour la vie.

Dans certaines circonstances (énumérées ci-dessus), cette contracture provoque un déplacement anormal des vertèbres cervicales et des os de la tête, ce qui exerce une pression sur les vaisseaux sanguins cérébraux, ce qui ralentit le flux sanguin (photo 4). Il se crée un déficit en oxygène, qui est déjà en mesure de générer la migraine.

L’organisme se trouve contraint de prendre des mesures urgentes pour augmenter l’apport d’oxygène avant que des perturbations sérieuses se produisent dans le cerveau. Ceci est réalisé par un afflux de sang artériel, déclenché par des mécanismes réflexes. Mais, comme la sortie du sang du crâne est toujours bloquée à cause de la contraction, cela va entraîner de l’hypertension intracrânienne et donc, d’ici la sensation de douleur insupportable.

Les choses peuvent se calmer un laps de temps après la médication, mais comme la principale cause – la vieille contracture musculaire – persiste, la récidive de la crise est inévitable dès que l’un des facteurs déclencheurs survient.

La myothérapie est une technique manuelle douce avec plusieurs indications thérapeutiques. Il doit d’abord déterminer quels muscles doivent être traités. Ensuite, le thérapeute va placer doucement votre tête dans une position particulière qui permet l’élimination par voie réflexe dirigée de l’ancien spasme musculaire. Le patient adopte une attitude passive. Il ne s’agit pas de mouvements actifs, mais seulement des manœuvres douces, sans rien forcer, sans faire appel à n’importe quelle position contre nature, les mouvements de la tête ne sont que ceux que nous réalisons normalement. L’ancien spasme musculaire sera alors supprimé, la cause originelle de la migraine cesse et le patient n’aura plus des crises.

Ces allégations se sont avérées statistiquement par la contribution de dizaines de médecins. Ainsi, des 44 patients traités par plusieurs séances de myothérapie et réévalués 10 mois après le traitement, 73% n’avaient plus de crises et de presque tous les autres avaient constaté une nette diminution de leur nombre. Des pourcentages similaires ont été obtenus par une seconde étude, plus vaste, qui comprenait 155 patients.

Voici comment la recherche scientifique moderne confirme l’intérêt thérapeutique des postures de Hatha-yoga, qui, par leur spécificité, visent à éliminer le stress et favoriser la relaxation musculaire, en principal, et la dynamisation des fonctions des organes, en général. Le contrôle permanent de la posture et la prise de la conscience sur ses effets se retrouvent dans les systèmes de culture physique médicale.

Exercices de Hatha-yoga

Notre recommandation dans le cas des migraineux serait l’exécution quotidienne pour une heure d’un ensemble complet de cinq exercices d’échauffement pour la tête et le cou, le premier d’entre eux, la rotation lente de la tête, est représenté dans la figure à côté. Ces exercices peuvent être appris dans le cadre du cours de yoga par correspondance, recevant ainsi les cours imprimés qui présentent les exercices d’échauffement et des postures de Hatha Yoga, soit à partir d’un instructeur de yoga ou un cadre médical avisé. Leur pratique constante, en particulier pendant les périodes entre les crises, par des mécanismes réflexes dirigés, empêche l’apparition de la crise, comme démontré ci-dessus.

Diétothérapie

Le déséquilibre alimentaire, les carences nutritionnelles en énergie naturelle crée un vide qui nuit au système neurovégétatif du patient.
Évitez les aliments incriminés dans la production de la migraine et pour tonifiez votre système nerveux nous vous recommandons:
- céleri (râpé) 50g/jour
- 100g/jour carotte
- 100-200g/jour entièrement blé moulu
- 100ml/jour lait de chèvre
- pollen 20g/jour

Phytothérapie

Certaines plantes médicales ont un effet vasodilatateur cérébral et action spécifique antimigraineuse: la chélidoine, camomille, primevère, aubépine, tilleul, romarin, basilic, pivoine, l’angélique, églantier. Les plantes vont être finement moulues à l’aide d’un moulin à café électrique. Mélangez des quantités égales de 5 plantes (100 g de chacun). Administration: 1 c. à thé (5 g) de chaque mélange de cinq plantes, 4 fois par jour. Prenez par voie sublinguale 15 min. puis l’avalez avec de l’eau et passez au mélange suivant.

Acupuncture et l’acupressure

Ces méthodes peuvent être utilisées pour traiter la migraine en termes de prévention, le traitement est effectué avec un thérapeute agréé. Les points massées dans le sens inverse aux aiguilles de montre sont les suivants: VG20 – sommet du crâne; S8 – deux doigts au-dessus et en dehors de l’extrémité des sourcils, à la limite d’insertion des cheveux; VB8 – un doigt au-dessus du pavillon de l’oreille, VB20 – sous l’occipital, la cavité située entre l’insertion des muscles trapèzes et du muscle sterno-cléido-mastoïdien; Extra6 – 4, points situés dans les sommets d’un losange, à un doigt de VG20 (couronne) C7 – sur le côté intérieur de l’os pisiforme, sous le pli du poignet.

Rotation de la tête

Debout (ou assis), le dos droit, les yeux fermés. Tournez la tête à droite, lentement, mettant l’accent sur le mouvement. Ne forcez pas. Ce renversement doit se produire naturellement. Répétez l’opération du coté gauche le même nombre de fois. Nous recommandons cet exercice pour une durée de 7 fois dans un sens et dans l’autre sens, sept fois par jour. Après quelques jours, augmentez progressivement à 21 exécutions de chaque côté, puis augmentez à 28 (toujours ajouter que 7 exécutions), jusqu’à atteindre 50 exécutions de chaque côté.

Chromothérapie

L’exposition du corps pour 60 min. par jour (30 min. le matin / 30 min. le soir) à un flux de lumière verte (un jour) et puis bleu (deuxième jour).

Sonothérapie – voyelle « I »

La sonothérapie est une technique de guérison utilisant l’émission sonore de certaines voyelles ou des sons spéciaux. Il est conseillé d’effectuer cette technique au moins deux heures après avoir mangé. Nous sommes assis, la colonne vertébrale est bien droite. Après une inspiration complète, prononcez à haute voix, avec intonation, le son « I », réalisant ainsi une expiration prolongée, jusqu’à épuisement complet de l’air des poumons. La technique est réalisée pendant 10-15 minutes par jour dans un état d’introspection. À la fin de la technique, il est nécessaire de détendre tout votre corps pendant plusieurs minutes.

Par dr.Cristian Boerescu

Article extrait de la revue YOGA MAGAZIN n° 10

http://yogaesoteric.net/content.aspx?lang=FR&item=6704

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Quand les jeunes trinquent : le binge drinking et la neknomination. http://lesbrindherbes.org/2014/04/23/quand-les-jeunes-trinquent-le-binge-drinking-et-la-neknomination/ http://lesbrindherbes.org/2014/04/23/quand-les-jeunes-trinquent-le-binge-drinking-et-la-neknomination/#comments Wed, 23 Apr 2014 20:30:23 +0000 http://lesbrindherbes.org/?p=23318 Deux pratiques à la mode chez les jeunes, deux façons de s’alcooliser dont il faut connaître les pratiques, les enjeux, les risques.

Un  danger qui guette les « grands enfants »

Le binge drinking consiste en une « biture express » réalisée par ingestion excessive d’alcool en un laps de temps très réduit (cinq verres pour les hommes et quatre verres pour les femmes en moins de deux heures), le tout afin d’obtenir une ivresse rapide. Ce phénomène toucherait en particulier les jeunes âgés de 15 à 25 ans.

Qu’elle ait lieu lors de soirées étudiantes, dans les bars ou plus généralement au domicile, cette « défonce » à l’alcool est en pleine expansion depuis plusieurs années, notamment dans les pays européens.

Même si une soirée un peu arrosée peut paraître en premier lieu « bon enfant », il convient d’y faire attention car cette mode du binge drinking semble prendre de l’ampleur chez les jeunes. En 2011, plus de 50% des jeunes de 17 ans interrogés à ce sujet au cours de l’Enquête sur la santé et les consommations lors de l’appel de préparation à la défense (ESCAPAD) révélaient en effet avoir bu au moins cinq verres d’alcool en une même occasion au cours du dernier mois.

Loin des préoccupations et de l’impact que cela peut avoir sur leur santé, certains jeunes semblent considérer que boire de la sorte pendant leurs soirées (voire leurs après-midis !) est quelques chose de banal. Pire : ils y associent souvent des boissons énergisantes fabriquant ainsi de véritables bombes à retardement leur permettant d’ingérer de fortes quantités d’alcool sans en ressentir le goût. Ces boissons ultra-sucrées leur donneraient presque l’impression de boire une banale grenadine ou un jus de fruit exotique …

L’envers du décor

Pourquoi boire de façon excessive et surtout si rapidement ? Il semble exister deux explications à cela. La période de l’adolescence est celle de tous les changements et les jeunes sont souvent en pleine recherche de leur identité et de leurs limites. L’intégration, l’appartenance à un groupe, le fait d’être aimé et reconnu de ses pairs est souvent important à leurs yeux.

A la prise de boisson « pour faire comme les autres » s’ajoute parfois une certaine pression sociale. Quelquefois, cela est assimilé à une sorte de rituel d’initiation voire même à un jeu. Un peu comme pour les jeux dangereux, ils cherchent parfois à épater la galerie et se mettent régulièrement au défi. Rappelons-nous notamment de ces adolescents américains qui faisaient dernièrement parler d’eux pour cause d’ingestion de gel hydroalcoolique

Outre la pression sociale, les « défonces à l’alcool » répondent parfois à une situation de détresse. Nos jeunes chercheraient-ils à fuir la réalité (suite à un événement particulier ou à un mal-être plus chronique) ? A oublier leurs angoisses face à la société ? A se débarrasser (temporairement) de leur anxiété, de leur stress ? Ou tout simplement à oublier leur solitude ?

Des conséquences parfois dramatiques

Pour beaucoup, l’alcool aide à se sentir plus séduisant(e), plus fort(e). L’ivresse fait que certains se croient à l’abri des dangers et c’est en ce sens que les « bitures express » peuvent s’avérer dramatiques à plus ou moins long terme. En effet, outre le risque le plus commun de coma éthylique (pouvant conduire au décès du patient s’il n’est pas pris en charge), la prise excessive et rapide d’alcool est également à l’origine de nombreux comportements à risque. C’est ainsi que ce mode de consommation mène régulièrement à des relations sexuelles non protégées avec tous les problèmes qui en découlent (IST, grossesses non désirées, VIH / SIDA, hépatite C,…).

A cela s’ajoute évidemment l’exacerbation de comportements violents, la conduite en état d’ivresse, la prise de stupéfiants (cannabis, cocaïne, héroïne,…) sans oublier les éventuelles fausses routes lors des épisodes de vomissements voire même les arrêts cardiaques. Plusieurs études auraient également mis en exergue des troubles de la mémoire et de l’apprentissage, le développement d’une hypertension artérielle ou des tendances au suicide.

Autrement dit, on est bien loin du moment sympathique, festif et détendu auquel les jeunes s’attendent alors soyons vigilants face à ces comportements.

Source : http://www.entrepatients.net

Après le binge drinking, les ravages de la Neknomination, le nouveau phénomène d’alcoolisation extrême en ligne

Tout droit venue d’Australie, la « Neknomination » est un nouveau phénomène d’alcoolisation extrême qui touche principalement les jeunes en détresse. Aidée par Internet et la profusion d’information, cette mode a déjà tué 5 adolescents.

Atlantico : La Neknomination est une tendance qui vient d’Australie et qui a fait le tour du monde sur la toile en moins d’un mois.

Le principe est de boire cul-sec une boisson alcoolisée en se filmant, puis de transmettre la vidéo à trois contacts, qui doivent à leur tour faire de même. Ce phénomène rappelle largement  celui du binge drinking, encore à la mode.

Quelle est la différence majeure entre les deux phénomènes d’alcoolisation extrême ? Y a-t-il une différence concrète sur la réaction physiologique du fait d’être accompagné d’amis ou d’être seul ?

Georges Picherot : La différence est fondamentale. La Neknomination se fait seul, dans une relation complètement virtuelle, sans aucune intervention possible.
On aurait pu penser que l’incitation virtuelle pouvait entraîner une réponse virtuelle du style « faire semblant de ». C’était sans tenir compte de cette avidité aux défis et aux risques qui dépassent l’essai.

Sur le plan physiologique les conséquences peuvent être les mêmes, sauf que les premiers signes de l’intoxication aiguë ne vont pas être repérés…
Pour l’un il s’agit de s’alcooliser en quelques minutes tout seul, pour l’autre en quelques heures avec des amis.

Le fait que la Neknomination soit un phénomène en ligne change-t-il la donne ?

Ce qui est terrible, et très lié à internet, c’est  la diffusion mondiale de ces faits divers dramatiques et l’identification à un défi dont le nom nouveau a été inventé et reconnu plus rapidement que toute autre expression. Les réseaux ont une résonance particulière chez les jeunes. Se montrer est un phénomène lié au net. La Neknomination rappelle le Cyber Bullying et le Happy Slapping : « se montrer et montrer les autres dans la pire décadence.

Quels sont les seuils que le « neknominé » ne peut pas atteindre, quels que soient sa corpulence, son âge, son état physiologique ?

Les seuils sont directement dépendants du titre d’alcool des boissons.

Ce tableau montre les taux d’alcoolémie en fonction du poids, du sexe, et des quantités d’alcool.

Le seuil d’alcoolémie qui induit une mortalité est difficile à prévoir. Au-dessus de 2 g/l la plupart des jeunes et des adultes sont dans le coma. Le seuil de 4g/l est en principe létal.

Mais l’augmentation rapide de l’alcoolémie de type Binge Drinking ou Neknomination est sûrement beaucoup plus létale, d’autant que les sujets n’ont pas « d’habitude de consommation ».

Tous les jeunes peuvent-ils être susceptibles de jouer à ce jeu d’alcoolisation extrême ou ce phénomène touche-t-il principalement une population victime d’un mal-être ?

- Que se passe-t-il dans leur tête lorsqu’ils se soumettent à ce « jeu » ?

Pour moi, comme pour le Binge Drinking, les jeunes qui prennent ces risques dans ce contexte sont dans la plupart des cas en difficulté au moment du geste. Difficulté ne veut pas dire « maladie psychiatrique ou autre », mais plutôt une situation de mal-être très fréquente à l’adolescence.

L’isolement qui expose à ces relations du virtuel traduit un malaise. Je ne pense pas que tous les adolescents puissent faire ce type de geste. Mais ce constat est le même pour les gestes suicidaires dont certains ont pu être associés à une mise en scène de type internet.

Un jeune bordelais « neknominé » a créé la surprise générale en répondant au défi non pas en buvant cul-sec son verre mais en allant donner des sandwichs à des personnes dans le besoin. Il a appelé son propre phénomène la Smartnomination.Sa bonne action a-t-elle une chance de se propager aussi vite que la bêtise de la Neknomination ?

J’ai vu avec intérêt sa vidéo qui montre qu’on peut faire autre chose comme défi avec l’aide des réseaux internet. La prévention de ce type de phénomène passe plus par les pairs que par les soignants. Son initiative est bonne.

Tout le problème est l’attirance de jeunes en difficultés par l’auto destruction plus que par les actions positives. Comme toujours, les techniques nouvelles ont beaucoup de difficultés à mettre en place des cadres et des limites. Du côté des adultes et des médias, il faut sans doute tout faire pour éviter une publicité malencontreuse pour ces gestes qui sont surtout des manifestations de l’avidité pour l’extimité.

(Georges Picherot est pédiatre et chef de service de Pédiatrie (Unité de Médecine de l’Adolescent) retraité.)

http://www.atlantico.fr/decryptage/apres-binge-drinking-ravages-neknomination-nouveau-phenomene-alcoolisation-extreme-en-ligne-georges-picherot-985057.html?page=0,0

A LIRE AUSSI :

http://www.purebreak.com/news/alcool-le-binge-drinking-triste-1ere-cause-d-hospitalisation-chez-les-jeunes/55142

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Réflexion : De l’Assemblée Constituante à la gratuité… en passant par le salaire à vie ? http://lesbrindherbes.org/2014/04/23/reflexion-de-lassemblee-constituante-a-la-gratuite-en-passant-par-le-salaire-a-vie/ http://lesbrindherbes.org/2014/04/23/reflexion-de-lassemblee-constituante-a-la-gratuite-en-passant-par-le-salaire-a-vie/#comments Wed, 23 Apr 2014 10:01:29 +0000 http://lesbrindherbes.org/?p=23315 Puisque le chaos viendra, un nouvel équilibre naîtra de ce chaos. Et il n’y a pas trente-six solutions, mais seulement trois : la première c’est « 1984″ de George Orwell, la deuxième « le meilleur des mondes » d’Aldous Huxley (voir ici), la troisième se nomme… démocratie.

La première ne nécessite pas d’utilisation de la monnaie ; la deuxième s’en satisfait ; la troisième se doit de ne pas l’utiliser. C’est devenu pour moi une évidence : la démocratie ne peut être que gratuité.

Car s’il y a bien une chose que les événements actuels nous apprend, c’est que la démocratie est tout simplement incompatible avec le capitalisme -et cela quelle que soit la définition qu’on donne du capitalisme : à partir du moment où le capitalisme nécessite l’utilisation de la monnaie, celle-ci est condamnée à devenir le référent universel de tous les échanges, avec les conséquences que cela implique politiquement, socialement, etc,… ce qui me fait dire qu’un système réellement démocratique doit nécessairement savoir s’en passer. Et c’est ainsi qu’intervient le « gros mot » de la « gratuité ». Car si le capitalisme est bien le problème, la suppression pure et simple de la monnaie doit en être la solution.

En considérant que le capitalisme montre aujourd’hui clairement ses limites en tant que mode de gouvernement servant l’intérêt général, il faut bien soit accepter les injustices qui le caractérisent et tenter d’y trouver son profit, soit le remplacer par un autre que nous n’avons encore jamais tenté. Qu’on ne me parle ni de Thomas more ni des phalanstères du 19ème siècle -ces utopies sont totalement déconnectées du monde présent ; et encore moins du communisme russe ou chinois qui ne sont que des dictatures capitalistes (puisqu’elles utilisent la monnaie).

ET c’est bien là que commencent les ennuis : car à bien y réfléchir, aucun système prenant en compte les données « actuelles » du monde d’aujourd’hui n’a été théorisé à travers le concept « ultime » de gratuité (ni donc de réelle démocratie) en opposition à celui du capitalisme.

C’est que la tâche n’est pas aisée. Car même en admettant qu’une telle théorie existe (après tout, il n’est sans doute pas plus aisé de théoriser un capitalisme moral qu’une démocratie gratuite), il ne fait aucun doute qu’elle n’a dans le système actuel à peu près aucune chance d’être popularisée massivement : le monde entier vit et pense selon les règles imposées par le système dominant.

J’ai déjà à de nombreuses reprises évoqué mon désir de voir s’entamer une réflexion sérieuse et collective sur le « post-capitalisme », et le chaos qui vient aura certainement lieu avant que nous ayons eu le temps de nous y atteler ; mais cela ne doit pas nous empêcher de vouloir dès maintenant envisager le processus qui pourrait conduire une telle transition systémique (plutôt que de s’échiner à « calculer » le prix de la sortie de l’euro), processus qui peut tout-à-fait s’enclencher parallèlement à la mise en place de cette réflexion (j’ai un projet pour cela !)

Et cette transition, je crois l’avoir peut-être trouvée : c’est le « salaire à vie » défendu par Bernard Friot, qui est un concept quelque peu différent de celui du « revenu de base » ou « revenu universel » soutenus par d’autres (pour en savoir plus regarder la vidéo). Le salaire à vie se différencie du revenu de base non pas tant dans son fonctionnement que par la philosophie qui l’anime : il nécessite un changement de paradigme dont les problématiques sont assez proches de celles posées par la mise en place de la gratuité, à savoir qu’il renverse complètement la manière de concevoir la société. A travers la redéfinition de l’emploi et du travail, du salaire et du revenu, de la croissance ou de la propriété des entreprises, ainsi que les conséquences de cette redéfinition sur l’obsolescence programmée, la production, l’écologie,l’industrie du luxe, l’utilité, le désir, le besoin… Il faut voir que, comme le dit si bien monsieur Friot, ce n’est pas monsieur Mittal qui fait vivre 20 000 personnes, ce sont 20 000 personnes qui font vivre monsieur Mittal. Voilà qui résume bien la nécessité de la lutte contre le capitalisme.

Mais l’instauration d’un « salaire à vie » nécessite -comme pour la gratuité- la résolution préalable d’un certain nombre de questions comme le rôle de l’Etat, la motivation des individus, les relations internationales, questions qui retournent à la définition institutionnelle des concepts évoqués plus haut. C’est-à-dire à la redéfinition de la Constitution, afin qu’elle permette l’instauration dans les textes institutionnels des conditions de réalisation du salaire à vie.

Et ce n’est donc qu’à travers la mise en place d’une Assemblée Constituante que sera rendue possible la révolution qui conduira au salaire à vie, sans rupture et sans violence, pour dans un second temps aboutir à la gratuité.

Car le salaire à vie, s’il venait à se généraliser, conduirait rapidement à l’obsolescence de l’argent. Il n’est pas une fin en soi mais le début d’une évolution vers la gratuité. Il ne doit pas se concevoir comme un encadrement du capitalisme mais comme un étape vers la destruction du capitalisme.

Et je crois que c’est dans cette direction qu’il faut creuser : il n’y aura pas de démocratie tant que le capitalisme perdure.

Caleb Irri
http://calebirri.unblog.fr

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Sourire en coin : Nuage de pollution – BHL propose une médiation http://lesbrindherbes.org/2014/04/23/sourire-en-coin-nuage-de-pollution-bhl-propose-une-mediation/ http://lesbrindherbes.org/2014/04/23/sourire-en-coin-nuage-de-pollution-bhl-propose-une-mediation/#comments Wed, 23 Apr 2014 09:47:50 +0000 http://lesbrindherbes.org/?p=23312 Alors que la France est actuellement sous un épais nuage de pollution, le philosophe connu pour son sens de l’engagement sur le terrain s’est rendu à Paris ce matin pour mieux juger de la situation face aux particules fines.

Reportage :

Ukraine, Syrie, Libye, le philosophe Bernard-Henri Lévy est de tous les combats. « Mes réseaux m’ont mis au courant de la situation. C’est pourquoi j’ai souhaité venir le plus vite possible » a-t-il expliqué à sa descente d’avion par le Nice-Paris de 8h21. Un voyage qui s’est déroulé sans problème ou incident, selon lui. « J’ai demandé au pilote de nous approcher le plus près possible du nuage mais c’était trop dangereux ». Plus tard, après un rapide petit-déjeuner de deux heures dans une brasserie de Saint-Germain-des-Prés, l’écrivain n’a pas hésité à braver la fraîcheur matinale pour escalader la colline de Montmartre. Là, il a pu apprécier la vision terrible du nuage enserrant la capitale et presque la moitié nord de la France. « On se sent impuissant face à ce spectacle. C’est terrible, terrible pour ces gens ».

Installé à l’arrière d’une AutoLib, le philosophe a alors tenu à rencontrer plusieurs habitants et leur a témoigné de sa sympathie ainsi que celle de plusieurs autres pays. « On pense à vous, n’abandonnez pas, votre combat est un exemple » a-t-il affirmé à une jeune joggeuse, assise par terre en pleine crise de toux. « Doit-on fermer les yeux sur ce qui se passe aujourd’hui, à moins de 2 heures d’avion de Juan-les-Pins et de Cagnes-sur-Mer ? » a-t-il lancé en tentant de se frayer un passage parmi les caméras et les appareils photos. « Ce n’est pas moi que vous devez filmer, c’est lui, le nuage, le nuage de particules ! » a ajouté BHL en respirant au travers d’un mouchoir humide.

Le philosophe devrait rester toute la journée sur Paris pour tenter de trouver une issue à la crise mais ne souhaite pas rester plus longtemps afin de ne pas retenir trop l’attention médiatique sur lui-même. « Je me contente de faire passer un message, rien de plus. » a-t-il précisé tout en examinant un pot d’échappement. « Ce que je veux dire c’est que je n’abandonne pas les Franciliens. Leur souffrance est notre souffrance commune » a-t-il expliqué à son chauffeur qui le ramenait à l’aéroport pour le Paris-Nice de 16h12.

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Comment se débarrasser naturellement des acariens ? http://lesbrindherbes.org/2014/04/23/comment-se-debarrasser-naturellement-des-acariens/ http://lesbrindherbes.org/2014/04/23/comment-se-debarrasser-naturellement-des-acariens/#comments Wed, 23 Apr 2014 08:19:49 +0000 http://lesbrindherbes.org/?p=23308 Mesurant un quart de millimètre, ces minuscules créatures sont responsables de 25% des allergies en France, se traduisant par l’asthme, rhinites, conjonctivites ou encore eczéma. Appartenant à la famille des arachnides, les acariens aiment se développer dans les tissus. Il en existe plus ou moins de 50 000 espèces répertoriées mais la diversité réelle du groupe se rapproche plus à 1 million d’espèces. Parmi les plus célèbres, figurent les tiques, le sarcopte (responsable de la gale), le varroa (parasite des abeilles), les acariens des poussières et les aoûtats. Comment se débarrasser de ces parasites ? Avant d’appliquer nos conseils, apprenez à mieux les connaître pour mieux les combattre.

Mieux les connaître

- Tout d’abord, les acariens ont besoin pour vivre, d’un taux d’humidité élevé variant de 65 à 80%. Ils résistent au froid en devenant inertes puis se réveillent quand la température remonte, comme une sorte d’hivernage.
- Ils se nourrissent en quelques sortes des humains et des animaux : peaux mortes, poils, cheveux, squames… C’est pour cette raison qu’on les retrouve souvent dans les tissus.
- Ils se reproduisent rapidement et son très nombreux à nous entourer : une poussière peut contenir plus de 10.000 acariens !
- Leur anatomie leur permet de s’agripper fortement, certains peuvent donc résister à l’aspirateur.

Comment chasser rapidement et naturellement ces espèces ?

- Aérez les chambres, de préférence le matin.
- Baissez la température de votre maison : 19° dans les pièces de vie et 17° dans les chambres.
- Lavez régulièrement et à haute température le linge de lit.
- Lavez vos rideaux et autres voilages tous les trimestres.
- Passez l’aspirateur sur votre matelas toutes les semaines. Aspirez vos tapis et moquettes 2 fois par semaine (équipez votre aspirateur d’un filtre HEPA qui aspirera les acariens).
- Utilisez un déshumidificateur d’air ou une meilleure ventilation pour essayer de faire baisser le taux d’humidité en dessous de 50%.
- Évitez les couvre-lits qui emprisonnent l’humidité.
- Faites la poussière toutes les semaines.
- Laissez un espace entre le mur et les meubles.
- N’utilisez pas de sprays et détergents.
- Préférez les revêtements autres que la moquette.

Traitement naturel 

Pressez 2 citrons et mélanger le jus avec 1.5 litre d’eau et 2 cuillères à café d’huile essentielle d’eucalyptus, menthe ou lavande. Vaporisez et laissez sécher.

http://www.developpementdurable.com/conso/2014/04/A6886/comment-eliminer-naturellement-les-acariens.html

UNE AUTRE RECETTE TRÈS EFFICACE A BASE D’HUILES ESSENTIELLES

http://superbol.over-blog.com/article-l-exterminator-des-acariens–40047613.html

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http://lesbrindherbes.org/2014/04/23/comment-se-debarrasser-naturellement-des-acariens/feed/ 0
Lire : Faut-il faire sauter Bruxelles ? http://lesbrindherbes.org/2014/04/23/lire-faut-il-faire-sauter-bruxelles/ http://lesbrindherbes.org/2014/04/23/lire-faut-il-faire-sauter-bruxelles/#comments Wed, 23 Apr 2014 08:10:43 +0000 http://lesbrindherbes.org/?p=23303 Le sujet est brûlant à la veille de la consultation  qui demandera aux citoyens européens de voter pour les députés de l’assemblée européenne. La réponse est « oui » pour François Ruffin, auteur du livre éponyme présenté ici :

Enquête au cœur de l’Euroland
Dans « Les états désunis  », Coralie Delaume propose une analyse impitoyable, structurée et accessible de la dérive de la construction européenne, qui a abouti aujourd’hui à ce qu’elle détruise les pays européens. Ici, François Ruffin propose un livre très complémentaire et recommandable. L’écriture, très nerveuse et dynamique, donne presque l’impression de regarder un reportage vidéo tourné en une seule fois, où le journaliste nous ferait plonger dans son enquête sur les dessous de l’Union Européenne. Comme le disait bien RST dans son analyse du livre parue il y a 2 mois, « Ruffin donne une dimension physique, matérielle à cette Europe qui reste la plupart du temps une abstraction  ».
Il commence par une anecdote extrêmement révélatrice, l’existence, au parlement européen, d’une plaque « gravant dans le marbre l’amitié entre les lobbies et les députés ». Il poursuit en dénonçant la réforme de la finance, pilotée par un comité tellement lié aux grandes banques que les Etats-Unis craignaient une concurrence déloyale  ! Suit une analyse des politiques antisociales promues par Jacques Delors. Il dénonce ensuite l’illusion de la montée en gamme en prenant l’exemple du textile belge, qui a perdu deux tiers de ses salariés en 30 ans… Enfin, il fait le parallèle entre la hausse des échanges et celle du chômage.
Oui, il faut faire sauter l’UE

L’auteur souligne la dimension antisociale de l’UE, citant le « Pacte euro plus » de 2011, qui proposait de suivre l’évolution du coût de la main d’œuvre et demandait que « les états veillent à ce que les accords salariaux dans le secteur public viennent soutenir les efforts de compétitivité consentis dans le secteur privé  », bref « que la régression soit uniforme  ». En clair, l’UE pousse à la baisse des salaires, au nom de la concurrence dans le cadre de la mondialisation. Il note que la Commission félicite les syndicats de contribuer à la modération salariale, pour souligner leur mollesse. Il cite la critique de Pierre Mendès France de la CEE, étonnamment actuelle : « tout relèvement de salaire ou octroi de nouveaux avantages sociaux n’est-il pas dès lors, et pour longtemps, exclu pour les ouvriers français ?  ».

Tout ceci rejoint la citation d’Alain Touraine : « en France, le mot libéralisme était imprononçable, alors on en a trouvé un autre : Europe ». Mais l’auteur souligne alors tous les problèmes démocratiques qu’il y a dans l’UE, avec la concentration des pouvoirs dans les mains de technocrates irresponsables, le poids des lobbys, plus important que les peuples, dont la voix, exprimée lors des référendums, est totalement ignorée. L’auteur parle d’une « panne de la sociale-démocratie  », qui fait parfois les bons constats mais qui est incapable de proposer de vraies réformes. Enfin, pour lui, les grands médias « n’informent pas, ils ont mené campagne  » en 2005, 73% du temps de parole étant pour le « oui » avec le soutien des grands patrons, tel Alain Duhamel, qualifiant les opposants de maoïstes.
Par quelques exemples concrets, ce livre démontre magistralement qu’il n’y a rien à espérer de l’UE et qu’il faudra la faire sauter tant les institutions actuelles sont « vérolées jusqu’au trognon  ». Un message radical mais qui semble gagner de plus en plus de soutiens dès qu’ils se penchent sur les faits…

 

« Faut-il faire sauter Bruxelles ?  », François Ruffin

Editions Fakir – Presse alternative : 7 euros + 2€ frais de port http://www.fakirpresse.info/-la-boutique-.html

Source : http://www.agoravox.fr/actualites/europe/article/faut-il-faire-sauter-bruxelles-150446

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Si vous avez des doutes. NWO : nouvel ordre pour un nouveau monde http://lesbrindherbes.org/2014/04/23/si-vous-avez-des-doutes-nwo-nouvel-ordre-pour-un-nouveau-monde/ http://lesbrindherbes.org/2014/04/23/si-vous-avez-des-doutes-nwo-nouvel-ordre-pour-un-nouveau-monde/#comments Tue, 22 Apr 2014 22:45:16 +0000 http://lesbrindherbes.org/?p=23298

En 1968, pendant une réunion du très discret groupe Bilderberg, une personnalité américaine, George Ball, sous-secrétaire d’État aux affaires Economiques dans le gouvernement de J.F.Kennedy et administrateur des banques Lehman Brothers et Kuhn Loeb, suggéra la création d’un conglomérat multinational qui chercherait à acquérir les grands patrimoines mondiaux, par coercition économique sans avoir besoin d’utiliser des moyens militaires. Comme une pieuvre, il tendrait ses tentacules en tous les pays du monde, incorporant, à travers des fusions et des acquisitions, tous les actifs possibles jusqu’à soumettre les États-nations à une banque Centrale Privée.

C’est à partir des années 70 que de groupes privés commencèrent à agir sur les politiques des états et à mettre à profit les avantages de la nouvelle panacée du capitalisme, la mondialisation. Cependant, l’idée d’une « stateless global governance », un gouvernement mondial, sans l’intervention des états-nation n’était pas une nouveauté.

Au début du XXème siècle, John F. Hylan (1868-1936), maire de New York de 1918 à 1925 avait averti : « La véritable menace pour nos républiques est le gouvernement invisible qui comme une pieuvre géante étend ses tentacules gluants autour de nos villes, états et nations. »

En 1950, un membre du Council on Foreign Relations (CFR), James Paul Warburg, dans un discours prononcé au Sénat américain, déclara : « Nous aurons, un jour, un gouvernement mondial que nous le voulions ou non. La seule question à se poser, c’est de savoir si le Gouvernement Mondial sera instauré par l’adhésion, ou par la conquête. »

Norman Cousins (1915-1990), directeur honoraire de l’organisation Planetary Citizens for the World We Chose, revint sur ce sujet en 1985, en avouant : « Le Gouvernement Mondial arrive. A vrai dire, il est inévitable. Aucun argument pour ou contre lui ne peut changer ce fait. »

En Juin 1991, le banquier David Rockfeller se laissa aller à des confidences, dans une réunion de la Commission Trilatérale : « Nous remercions le Washington Post, le The New York Times, le Time Magazine et d’autres grandes publications, dont les directeurs, en respectant notre demande de totale discrétion, le long de ces quarante années, permirent que nous développions notre plan pour le monde, ce qui n’aurait pas été possible si nous avions été, pendant tout ce temps sous les feux de la rampe. Mais le monde est, maintenant, plus sophistiqué et prêt pour une gouvernation mondiale. La souveraineté d’une élite supranationale, composée par des intellectuels et des banquiers est préférable à toutes les souverainetés qui ont dirigé les nations, ces derniers siècles. »

Le 23 Septembre 1994, le même individu déclarait : « Une si opportune occasion, pendant laquelle un ordre mondial pacifique et interdépendant peut être construit ne se présentera pas une autre fois. Nous sommes au début d’une transformation globale. Ce, dont nous avons besoin, c’est d’une crise appropriée, et les nations accepteront le Nouvel Ordre Mondial. » En Février 1999, pendant une interview au Newsweek) il affirma : « Quelque chose devra remplacer les gouvernements politiques. Le pouvoir prive, est, me semble-t-il, l’entité la plus adéquate pour accomplir ce projet.  »

Accusé de fomenter une conspiration pour implanter un nouvel ordre, ce banquier confia dans son livre de mémoires, publié en 2002 : « Il y a des gens qui croient que nous, ma famille et moi-même, faisons partie d’une conspiration secrète qui a pour but, organiser un plan contre les intérêts des États-Unis, nous désignant comme des conspirateurs et nous accusant de concevoir une politique global plus intégrée dans une structure économique mondiale. Si c’est de cela dont on parle, je me déclare coupable et fier de l’être. »

Deux membres importants de l’administration Clinton, Carroll Quigley, conseiller du président et Strobe Talbot, secrétaire d’état se prononcèrent, aussi, sur l’avènement d’une gouvernation mondiale.

Le premier révéla l’existence d’une élite de plusieurs nationalités, financière, anonyme, dont le but, serait, dit-il, de « créer un système mondial de contrôle financier aux mains des privés, capable de dominer, comme un tout, la politique de chaque pays et l’économie du monde, un contrôle, type organisation féodale, dans laquelle toutes les banques centrales du monde agiraient d’une forme concertée, par des accords secrets. »

Strobe Talbot, lui, prédit : « Au prochain siècle, les nations comme nous les connaissons seront désuètes. Tous les états reconnaîtront une seule autorité centrale. La souveraineté nationale n’était pas une si bonne idée après tout. »

« L’État-nation en tant qu’unité fondamentale de l’organisation sociale de l’homme, cessa d’être la principale force créative. Maintenant, les banques et les entreprises multinationales agissent et planifient en termes qui dépassent les concepts politiques d’un État-nation. » (Zbigniew Brzezinski). Conseiller en sécurité nationale des Etats-Unis, pendant la présidence de Jimmy Carter (entre 1977 e 1981).

C’est à partir de 1913 que les successifs gouvernements de l’Amérique, alors, considérée, déjà, comme la plus grande puissance économique du monde, acceptèrent de se soumettre aux règles d’Wall Street, le saint des saints de la puissante banque globale.

Déjà au début de l’ère industrielle, les banques, d’abord en Angleterre, ensuite aux États-Unis, commencèrent à rassembler des forces de manière à constituer des conglomérats puissants capables d’influencer et même de diriger les politiques des grandes puissances.

En 1906, après une décennie d’euphorie boursière sur les places de New York et Londres, un réseau de 98 banques américaines, parmi les plus riches, créa un club privé qui se proposait d’agir comme une espèce de « pouvoir de l’ombre ».

Mais, suite au crash de 1929, divers mécanismes de régulation du système bancaire furent activés, afin de parer aux habituelles pratiques frauduleuses des banquiers. Il y avait urgence à protéger les dépôts bancaires pour sauvegarder l’épargne des citoyens.

La banque d’affaires Goldman Sachs, une des banques visées, conciliait en une unique institution, dans une claire violation de la loi, les activités de dépôt, d’investissements et d’assurances.

Dès l’entrée en fonctions du président Franklin Roosevelt, le congrès adopta la loi Glass-Steagall, connue aussi par Banking Act of 1933. Elle faisait partie des différentes mesures gouvernementales d’assainissement du système financier. Elle réaffirmait surtout la souveraineté de la nation, en ce qui concerne le contrôle de la monnaie.

Quand les banquiers comprirent qu’ils allaient perdre leurs habituels bénéfices, ils tentèrent par tous les moyens de « assassiner » la nouvelle loi. Soixante-dix ans durant, ils dépensèrent des millions de dollars pour la faire annuler. Ils finirent par y arriver, avec la bénédiction du président Ronald Reagan. En 1982, la loi Garn-St-Germain fut promulguée, permettant ainsi, de déréguler à nouveau le système bancaire et le système financier.

Parmi les grands manipulateurs du système financier global, la Goldman Sachs, fondée en 1869, est une des grandes étoiles de l’univers de la Banque globale. Banque d’affaires spécialisée dans le financement des grosses entreprises, son pouvoir est visible en toutes les situations de crise et de rupture des économies nationales. Dérégulation des marchés, attaque à la monnaie européenne et crise grecque sont quelques-uns de ses faits les plus récents. En 2008, quand éclata la crise des subprimes, on savait peu de choses sur la Goldman Sachs.

On sait maintenant que ce vedettariat subit lui vient de ses relations hautement placées dans les sphères de la politique mondiale : commissaires de l’Union européenne, secrétaires d’État du Trésor américain et directeurs de banques centrales travaillèrent pour la Goldman.

Henry Paulson fut son numéro deux, avant de devenir secrétaire au Trésor de George W. Bush ; Robert Rubin fut patron de la Goldman, après avoir été secrétaire du Trésor de Bill Clinton ; Donald Sutherland, ex-commissaire européen, président de la Goldman Sachs international ; Mario Draghi, le nouveau président de la BCE, ex-gouverneur de la Banque d’Italie, vice-président de la Goldman Europe International et ex-commissaire européen ; Mario Monti, le premier-ministre qui remplaça Berlusconi, ex-commissaire européen, conseiller en affaires à la Goldman ; Lucas Papademos qui remplaça, au début de la crise grecque, le premier-ministre sortant fut un ancien fonctionnaire de cette banque. À travers ce réseau impressionnant de relations, cette institution devint une des plus importantes banques mondiales. La crise bancaire, en 2008, l’aida à consolider ses positions internationales, la fortifia et l’installa confortablement dans la antichambre des maîtres du monde.

Banquiers, patrons des multinationales, gestionnaires de fonds d’investissements, poids lourds de l’oligarchie mondiale, voilà la fine fleur des oligarques qui tirent les ficelles au sein du Pouvoir Privé Global.

Des gens de bien ? Voyons ! Pendant leurs réunions dans les grands sanhédrins de la mondialisation, ils se conduisent comme des gentlemen. Dans les coulisses de la grande arène de la concurrence et de la compétition, ils révèlent leur vraie nature, deviennent des combattants impitoyables, de vrais assassins. Ils bataillent entre eux, au sein des groupes, des entreprises, se jettent comme des carnassiers sur leurs rivaux et les dévorent.

Tout est permis pour aiguiser leur faim de gains, alimenter leur voracité : fusions, alliances, manœuvres spéculatives, crises financières, crashs boursiers. Leurs maximes sont « dévorer ou se faire dévorer, tuer ou se faire tuer », « gagner les marchés », « anéantir les concurrents ».

Dans la jungle où ces gens déambulent, un implacable darwinisme arbitre leurs guerres fratricides. Les vainqueurs constitueront le noyau de l’ordre nouveau. Celui-ci épuré, fortifié, débarrassé des faibles, des indécis, rassemblera, alors, la natte des puissants, prêts à avancer et à anéantir – c’est ça l’objectif – l’humanité inutile, celle qui est en trop !

Pour vaincre les forces ennemies – les classes moyennes mondiales-, les ploutocrates devront s’unir. Aucun d’eux, isolé, n’y arrivera pas. L’union fait la force. C’est une question de bon sens. Regardez comment agissent les loups devant une proie de grande taille capable de se défendre, ils appliquent des stratégies de groupe.

Pour comprendre la logique et la détermination du front belliciste néolibéral, il suffit d’évoquer les totalitarismes de jadis : le goulag staliniste, la bestialité nazi, le génocide perpétré par les illuminés khmers rouges, les génocides en Afrique, et plus récemment, dans les Balkans, entre 1991 et 2001, les « nettoyages » ethniques et nationalistes.

N’oublions pas que dans la « démocrate » Angleterre, en plein XXème siècle, les revendications des catholiques irlandais furent réprimés dans le sang et dans le martyre et, que les successifs gouvernements des États-Unis imposèrent au monde, pendant des décennies des guerres et des interventions militaires en d’abjectes croisades au nom d’une prétendue liberté.

Notre histoire récente est jalonnée, hélas, des pires monstruosités politiques, idéologiques et religieuses. Ce nouveau totalitarisme est un héritier idéologique digne des totalitarismes du XXème siècle.

Jean Jaurès disait : le capitalisme c’est la guerre. Le néolibéralisme c’est le génocide !

Dans leur marche vers le Pouvoir Absolu, les nouveaux maitres du monde ne peuvent se passer d’une cohorte de fidèles et dévoués apparatchiks.

Véritables rouages de la grande machinerie totalitaire, ils assureront la liaison entre le haut de la pyramide et les autres niveaux : idéologues, gourous, leaders charismatiques, chefs religieux, chefs de guerre, commissaires politiques, commis d’état, gestapistes/kgbistes, technocrates, politiciens, gestionnaires de grandes banques et entreprises, économistes, propriétaires des médias, journalistes.

Une partie significative de cette armée de l’apocalypse, prête pour porter la guerre aux classes moyennes de l’occident appauvri, œuvre déjà au sein des principales organisations néolibérales : FMI, OMC, Banque Mondiale, FED, Commission Européenne, BCE, OCDE, European Round Table.

Très prochainement, après le total anéantissement de toutes les structures de défense des citoyens libres, les états se verront dépossédés de leurs principales prérogatives politiques et sociales. Ils ne garderont que de simples fonctions administratives, parmi lesquelles les coercitives (tribunaux et police). Ils cesseront d’être des états-nations, deviendront des états policiers. Puis, petit à petit, la citoyenneté étant disparue définitivement, ils finiront par se transformer en d’immenses comptoirs commerciaux. L’empire aura triomphé.

Tocqueville, vers 1835, après son voyage en Amérique, reconnut que les vices des gouvernants et l’imbécilité des gouvernés étaient monnaie courante dans les démocraties. Il prévoyait qu’une nouvelle espèce de despotisme menacerait un jour les peuples de la Terre et que celui-ci ne ressemblerait, d’aucune forme, à ceux qui avaient existé, jusque-là, dans le monde.

Un peu plus de 7.000 individus, dont les fortunes sont impossibles de chiffrer forment la société ultra-puissante de la oligarchie mondiale. Ils dirigent l’économie global, manipulent tout ce qui a un rapport avec le système financier, l’industrie et le commerce, commandent nos gouvernements en définissant leurs politiques économiques, sociales et culturelles.

Il est difficile de savoir qui, de cette oligarchie appartient à la très secrète super élite des maîtres du monde, mais tous communient d’un même rêve : imposer un pouvoir privé à toutes les nations de la Terre.

Ils occupent le faîte de la pyramide social et, dans l’histoire des nations, aucune élite n’aura jamais jouit d’autant de privilèges et de pouvoir. Leurs membres fréquentent des organisations très discrètes, quelques-unes agissant sous le sceau du secret comme par exemple la Commission Trilatérale et le CFR, Council on Foreign Relations.

La Commission Trilatérale jouera, sûrement un des rôles déterminants dans la guerre aux populations mondiales. C’est une très discrète organisation privée, fondée par David Rockefeller, fréquentée par un groupe de plus de 325 personnalités, leaders dans les secteurs d’affaires, de la politique, des médias et des nouvelles technologies.

Dans son livre “With no Apologies”, publié en 1979, le sénateur républicain Barry Goldwater, candidat présidentiel, battu en1964, en se référant à cette organisation, affirma : « La Commission Trilatérale aura un important pouvoir de consolidation, à l’échelle du monde, des intérêts des multinationales, banques et entreprises, en prenant le contrôle du gouvernement des États-Unis d’Amérique. La Commission se dotera de tous les moyens possibles afin d’imposer les quatre axes de la gouvernance : politique, monétaire, intellectuel et ecclésiastique ».

Six présidents de la Banque Mondiale, nommés par des présidents des États-Unis firent partie de la Commission Trilatérale. De nombreux trilatéralistes eurent des fonctions de premier plan dans plusieurs administrations américaines. Des présidents de la FED appartiennent à la Commission. Pendant la présidence de Jimmy Carter, la Commission Trilatérale, poussée par Zbigniew Brzezinski, un de ses fondateurs et conseiller du président, réussit à s’infiltrer dans les plus hautes sphères du gouvernement et passa à contrôler des secteurs stratégiques en politique, économie et finances.

De grandes multinationales comme Coca-Cola, IBM, CBS, Bank of America, Caterpillar Tractor, ExxonMobil, Deere & Company, Chase Manhattan Bank ont de liens solides avec cette organisation. Beaucoup de ses membres occupent d’importants postes dans les principales institutions des affaires, de la finance et de la politique américaines.

Les membres européens de la Commission Trilatéral veillent sur ses intérêts au sein de grandes institutions du continent. La constitution européenne de 2003 fut rédigée par le trilatéraliste Valery Giscard d’Estaing, ex-président de la république française.

Au sein de ces organisations, dans les réunions du G20, dans les conseils d’administration des banques, des multinationales, des fonds d’investissements et des assurances, dans le secret des entretiens entre les gourous d’économie, en des endroits comme Davos ou au cœur de la FED et de Wall Street, les conspirateurs du Pouvoir Privé Global, fignolent, avec discrétion et détermination leur projet d’anéantissement des populations mondiales excédentaires.

Il est probable que, de tous les noms qui remplissent les listes des plus riches du monde, seule une minorité appartiendra au club des hallucinés qui rêvent d’un nouvel ordre mondial. Mais parmi les membres de la grande oligarchie globale lesquels ne s’aperçurent pas que la mondialisation est un colosse aux pieds d’argile ?

« Quand nous recevons la gouvernation d’un pays, ce ne sera pas à nous de prendre les décisions. Ce seront des présidents virtuels qui les prendront à notre place. » (Bill Clinton)

Qui donc détient le Pouvoir sur la planète et définit ses structures, ses stratégies, les traités et les liens entre tous ses protagonistes ? Existe-t-il un gouvernement de l’ombre qui conçoit et organise le système ou ne s’agirait-il plutôt d’un engrenage aveugle, déclenché par des mécanismes occasionnels, incontrôlables ?

Commençons par celui qui occupe le devant de la scène, considéré par l’opinion publique, les médias et les analystes comme le plus puissant des hommes, le président des États-Unis. Aura-t-il, effectivement, un pouvoir sur l’économie, le social, la diplomatie ? Que signifie donc, ce pompeux titre de chef suprême des forces armées ?

Depuis la fin de la deuxième guerre mondiale, il n’y eut que trois présidents, Nixon, Reagan et George Bush père (il fut responsable de la CIA, avant de devenir président) qui détinrent une petite parcelle du Pouvoir Privé Global. Les autres, Bush fils, Clinton, Carter, Ford, Johnson, ne furent que de simples acteurs dans une grande farce appelée « démocratie américaine ».

Un seul président affronta les lobbys qui détiennent le Pouvoir, John F. Kennedy. Il fut assassiné le 22 Novembre 1963 et on ne saura jamais par qui ni pourquoi. Son prétendu assassin, assassiné lui aussi, par un élément de la mafia américaine, ne put être investigué ni jugé. On sait pourtant que le 14 Juin 1963, cinq mois avant son assassinat, le Président signa un décret présidentiel, le EO 11110 (Executive Order 11110) qui, en mettant fin à une autre acte, la 10289, retirait à la FED le pouvoir d’émettre de la monnaie.

Un autre président, Abraham Lincoln, osa affronter le pouvoir des banquiers. Il obtint du Congrès une loi qui permit à son gouvernement d’émettre de la monnaie. Il fallait trouver de l’argent pour payer les dépenses de la guerre contre le Sud. Les intérêts usuraires exigés par les banques se situaient autour des 30% ! Lincoln gagna la guerre et détrôna les banquiers.

Cinq jours après la fin de la guerre, il fut assassiné par John Wilkes Booth, défenseur de l’esclavage et très lié aux grandes familles du sud.

La vengeance des banquiers fut rapide et sans appel : ils fermèrent le robinet du crédit aux particuliers et aux entreprises. Cette année-là, plus de 50.000 entreprises industrielles et commerciales firent faillite.

Qu’ils soient républicains ou démocrates, les candidats présidentiels auront à subir de nombreux tests de fidélité aux contrôleurs du système, avant de commencer à rêver du wonderful job, car du président jusqu’au plus anonyme des membres du Congrès, en passant par les vice-présidents, secrétaires d’État, sénateurs, tous les intervenants dans le jeu politique devront obéir aux ordres qui viennent d’en haut.

Les présidents de la plus grande nation de la planète jouent volontairement le seul rôle digne de leur fonction, celui de marionnette des vrais puissants.

En vérité, les vrais puissants ne paradent pas, ne se montrent jamais dans les vitrines du « grand monde ». Derrière les coulisses de la gouvernation ils manipulent, corrompent, se servent d’une arme extrêmement efficace, l’influence.

L’administration Bush fils qui marqua, tragiquement, l’histoire des États-Unis est celle qui comptabilise le plus grand nombre de cas d’influence et de corruption. Du scandale de l’entreprise Enron jusqu’à la puissance manipulatrice de groupes comme Carlyle, la liste des turpitudes politiques est longue.

En 1961, quand le président D. Eisenhover qui fut militaire de carrière laissa ses fonctions, alerta le peuple américain contre l’influence des industries de la Défense sur le pouvoir politique. Cela n’empêcha pas le lobby de l’armement de devenir avec le lobby financier (Wall Street et Cie), le plus puissant au sein de l’administration américaine.

Conflits nationalistes, ethniques, politiques, guerres régionales sont une mine d’or pour les industries militaires, et les présidents des Etats-Unis se retrouveront, toujours, pieds et poings liés par les arguments des aficionados des boucheries guerrières. Ennemis inflexibles de la solidarité sociale, ce sont eux qui font avorter le financement de la santé pour les cinquante millions de pauvres américains.

L’influence des privés sur l’administration de l’état est inscrite dans l’ADN national et détermine, logiquement, le caractère fascisant de la démocratie américaine.

Carlyle et congénères, puisent leur force dans des réseaux mondiaux d’appuis politiques.

Maniant adroitement fortunes et influence, leurs dirigeants réussissent à manipuler les faux puissants et, protégés par la loi, utilisent les renseignements qui pourront favoriser leurs objectifs, faire main basse sur les entreprises publiques et patrimoines nationaux, dans les pays secoués par des crises financières. Ils sont maîtres dans ce genre de jeu et atteignirent les sommets du Pouvoir grâce à leurs fortunes mais aussi à leur virtuosité dans la manipulation des Puissants. Ne fréquentent-ils pas l’antre des dieux de l’olympe néolibéral, très au-dessus des présidents et de toute la grande famille politique qui gouverne les nations ?

N’oublions pas que ce sont eux qui inspirent et créent les projets liberticides du totalitarisme du XXIème siècle.

Sejo Vieira

http://www.legrandsoir.info/un-nouvel-ordre-pour-un-nouveau-monde.html

C’est eux qui le disent : Pouvoirs opaques de la Trilatérale

http://www.monde-diplomatique.fr/2003/11/BOIRAL/10677

 

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http://lesbrindherbes.org/2014/04/23/si-vous-avez-des-doutes-nwo-nouvel-ordre-pour-un-nouveau-monde/feed/ 4
Pause musicale douce… http://lesbrindherbes.org/2014/04/22/pause-musicale-douce/ http://lesbrindherbes.org/2014/04/22/pause-musicale-douce/#comments Tue, 22 Apr 2014 20:41:59 +0000 http://lesbrindherbes.org/?p=23293 Agnes Obel – Riverside

Down by the river by the boats
Where everybody goes to be alone
Where you wont see any rising sun
Down to the river we will runWhen by the water we drink to the dregs
Look at the stones on the river bed
I can tell from your eyes
You’ve never been by the Riverside

Down by the water the riverbed
Somebody calls you somebody says
swim with the current and float away
Down by the river everyday

Oh my God I see how everything is torn in the river deep
And I don’t know why I go the way
Down by the Riverside

When that old river runs pass your eyes
To wash off the dirt on the Riverside
Go to the water so very near
The river will be your eyes and ears

I walk to the borders on my own
To fall in the water just like a stone
Chilled to the marrow in them bones
Why do I go here all alone

Oh my God I see how everything is torn in the river deep
And I don’t know why I go the way
Down by the Riverside

_______________________________________________

 

Agnès Obel fuel to fire

 

Do you want me on your mind or do you want me to go on
I might be yours as sure as I can say
Be gone be faraway
Roses on parade, they follow you around
Upon your shore as sure as I can say
Be gone be faraway

Like fuel to fire
Into the town we go, into your hideaway
Where the towers grow, gone to be faraway
Sing quietly along
Pious words to cry into the under
Upon your shore as sure as I can say
Be gone be faraway
Oh what a day to choose
Torn by the hours
All that I say to you

Is like fuel to fire

Into the town we go, into your hideaway
Where the towers grow, gone to be faraway
Never do we know, never do they give away
Where the towers grow, only you will hear them say
Sing quietly along
Sing quietly along

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http://lesbrindherbes.org/2014/04/22/pause-musicale-douce/feed/ 2
Syrie : Un nouveau prétexte pour intensifier la guerre ? http://lesbrindherbes.org/2014/04/22/syrie-un-nouveau-pretexte-pour-intensifier-la-guerre/ http://lesbrindherbes.org/2014/04/22/syrie-un-nouveau-pretexte-pour-intensifier-la-guerre/#comments Tue, 22 Apr 2014 18:40:35 +0000 http://lesbrindherbes.org/?p=23288 Les analyses géo-politiques publiées récemment sur le blog vous le suggéraient : Une intensification du conflit Syrien est en cours. En effet, comme vous l’aurez compris, la question n’est pas tant l’Ukraine et l’indépendance ou non des pro-russes mais bien la possibilité pour l’Otan de déployer ses troupes pour serrer la Russie de plus en plus près et fournir aux alliés occidentaux des motifs de pression sur Poutine. ( http://lesmoutonsenrages.fr/2014/04/22/le-projet-darmageddon-financier-contre-la-russie/ )  Il semble bien que le conflit ukrainien fasse partie d’un projet beaucoup plus large et qu’on ne puisse détacher cette crise de celle de la Syrie.

Le projet de conquête de la Syrie a été pour le moment repoussé par la résistance de l’armée de  Bachar al Assad et par la stratégie de négociations de Poutine. Il s’agit maintenant de changer de braquet et de mettre en place une offensive qui donnerait à l’occident « libérateur » la mainmise sur la Syrie, clef indispensable en cas d’attaque contre l’Iran, l’obsession d’Israël.

Regardez un carte du moyen-orient et visualisez tous les lieux où l’empire US a avancé ses pions : Afghanistan, Irak,  Lybie,  Turquie, Jordanie, Arabie Saoudite,  Qatar, et Egypte. Soit ces pays abritent une base, soit ils se sont alliés.

Si la Syrie tombe, il ne restera plus que l’Iran à faire plier pour contrôler géo- politiquement la route vers l’orient et l’ensemble du pétrole du moyen-orient dont l’Iran possède une énorme réserve.

Vous l’avez sans doute noté, un énorme battage médiatique anti Poutine a lieu actuellement dans les média. Il s’agit via le conflit ukrainien de le faire passer pour un fou (France 2 a interviewé un psychiatre américain qui l’affirme), et le meilleur, un expansionniste ! Sans doute pour justifier la rupture de la ligne diplomatique imposée par Moscou dans le conflit Syrien.

L’ogre russe  :  De qui se moque-t-on ?

Si l’on compare les bases militaires russes et celles des Etats Unis on est à 13 pour les premiers principalement regroupées dans les pays anciennement membres de l’URSS (source wikipédia), même si il y a des projets en cours :

http://french.irib.ir/analyses/commentaires/item/316232-la-russie-envisage-d%C3%A2%E2%82%AC%E2%84%A2installer-des-bases-militaires-%C3%83%C2%A0-l%C3%A2%E2%82%AC%E2%84%A2%C3%83%C2%A9tranger

alors que les seconds possèdent près de 1000 bases répartis dans le monde : ftp://mse.univ-paris1.fr/pub/mse/CES2013/13028.pdf

Sans être des génies en géo-politique il est facile en regardant les faits plutôt que les discours de constater que nous sommes là-encore dans de l’enfumage et que la corde se tend de plus en plus..

Que peut-on penser de la nouvelle accusation d’utilisation d’arme chimique par l’armée syrienne ?

Comment fabriquer un nouveau prétexte pour une intervention militaire étrangère ?

Un questionnaire circule parmi les internautes syriens : « Vous attendez-vous à de nouvelles attaques chimiques dans l’une quelconque des régions syriennes ? ». La suite étant sous-entendue… pour en imputer, une fois de plus, la responsabilité au gouvernement syrien et enfin justifier une intervention militaire humanitaire qui sauverait les malheureux terroristes en déroute.

Nul besoin d’être devin pour imaginer la réponse, d’autant plus que c’est i24News, une chaîne d’information israélienne dont les programmes sont diffusés en anglais, français et arabe, qui a ouvert le débat les 7 et 8 Avril 2014 [1][2].

Elle nous apprenait que, de source sécuritaire israélienne, le « régime de Bachar al-Assad a utilisé une arme chimique non létale le 27 mars 2014 sur la banlieue de Damas… ajoutant que l’agent chimique était neutralisant, mais qu’il ne tuait pas ».

Non létale. Ouf ! Ce n’était donc ni le feu d’artifice nécrosant à base de phosphore blanc pour juste enfumer le ciel de Gaza lors de l’opération « plomb-durci » de 2008-2009 [3], ni le gaz sarin balancé par on-se-demande-encore-qui, le 21 Août 2013, sur les habitants de la Ghouta damascène pour juste signifier que la nébuleuse « ligne rouge », fixée par M. Obama, venait d’être dépassée.

Crédibilité oblige, « la source [sécuritaire israélienne] a déclaré qu’elle confirmait les accusations formulées par les rebelles et les médecins syriens le mois dernier, selon lesquels une substance avait été utilisée contre les combattants rebelles à Harasta [4] »… mais que, contrairement à l’opposition syrienne, « elle ne pouvait confirmer une deuxième utilisation présumée d’armes chimiques par le régime d’Assad qui aurait eu lieu dans la même zone quelques jours après ».

Qu’à cela ne tienne, cette fameuse ligne rouge étant par nature itinérante, elle s’est déplacée à Kafar-zayta près de Hama avec, pour preuve, une vidéo [5] publiée sur un site révolutionnaire. Une voix répète, sur fond sonore de souffrance et de pleurs d’enfants, qu’il y avait eu bombardement par hélicoptères « de chlore toxique » le 11avril 2014.

Il faut quand même noter un certain cafouillage, puisque dans un autre article d’i24News, publié le 12 Avril 2014, il est bien écrit : « Selon la source israélienne, les attaques ont eu lieu le 27 mars à Harasta… ». Or, si l’on revient à la vidéo [4] correspondant à l’évènement et publié sur le même site révolutionnaire, le type au chevet d’un prétendu intoxiqué dit : « Ici la Ghouta Est. Voici l’un des touchés de la ville de Harasta… quatre autres personnes [qu’il ne nous montre pas] sont dans cet état… suite au lancement de [gaz chimique] par les forces d’Al-Assad. Nous sommes le Vendredi 11 et il est 16H45… ». Mais, peut-être y a-t-il eu bombardement de chlore toxique le 27 mars et le 11 avril sur Harasta. Qui sait ? Au point où nous en sommes, passons !

Passons, puisque les prétendus révolutionnaires, soutenus par Israël et l’OTAN, n’ont pas tardé à allonger la liste des villes et villages prétendument gazés par les avions et hélicoptères de l’Armée nationale syrienne, et surtout à réclamer que la « communauté internationale sanctionne le régime syrien pour utilisations répétées de gaz toxiques ». Ainsi, le dit ministre de la Défense Asaad Moustapha, du dit gouvernement provisoire de l’opposition, a déclaré ce lundi 14 Avril que les autorités ont utilisé des bombes transportant des « gaz toxiques » élaborés par des experts iraniens à Damas, dans sept endroits, dont Khan-chikhane, Kafar-zayta, Rankous et Jobar [6]. D’une pierre deux coups !

Et, ce même 14 Avril, RIANOVOSTI [7] nous apprenait que Moscou était « perplexe », et que M. Sergueï Lavrov avait déclaré : « Nous sommes inquiets par les informations concernant un nouveau recours à des substances chimiques ayant fait plusieurs victimes. Nous considérons que toutes les informations, tous les faits liés aux armes chimiques ou à leurs composants doivent être examinés sans délai… Nous rejetons une responsabilité particulière [pour ces attaques] sur les sponsors de l’opposition extrémiste qui n’a pas renoncé à ses tentatives de torpiller le désarmement chimique en Syrie. Ce dans le but de fabriquer un nouveau prétexte pour une intervention militaire étrangère ou même pour s’emparer des arsenaux chimiques et de leurs composantes afin de s’en servir dans des buts terroristes ».

Comme si ceux-là, que M. Lavrov range sans doute par diplomatie dans l’opposition, n’étaient pas d’ores et déjà en possession de toutes sortes de composants chimiques provenant d’ici ou de là, qu’ils disent utiliser ingénieusement avec une vantardise jubilatoire. Il suffit de les écouter et de les regarder faire sur cette dernière vidéo, publiée le 12 Avril [8].

Elle montre un individu qui s’exprime dans un arabe suggérant qu’il n’est probablement pas syrien. Il tient une bouteille qui ressemblerait à une bouteille de Ketchup, et dit : « C’est pour la première fois que ceci arrive dans l’aéroport Nom incompréhensible. Ils vont voir le miracle des miracles des héros de l’état islamique… Ils vont voir les bombes dans lesquelles n’excellent que les héros de l’état de l’Islam… au nom de Dieu tout puissant ! ». Puis, il balance sa bouteille incendiaire qui explose, dégageant un volumineux nuage de fumées blanches. Impressionnant ou non, l’intention est claire !

Les héros de l’Islam ! Un Islam qui n’a rien à voir ni avec les enseignements de l’Islam, ni avec la Syrie, dont le Grand mufti, Ahmad Badr Al-Din Hassoun, a reçu le « Prix Ducci pour la paix 2014 » le 18 mars 2014 [9]. Ne pouvant se déplacer, il a demandé à « son aîné dans la foi », Monseigneur Hilarion Capucci [Kaboudgi] né à Alep comme lui, de recevoir ce prix à sa place…

Mais cela, il ne faut pas en parler. En France l’anticatholicisme est à la mode et le wahhabisme, saoudien ou qatari, est un précieux allié lorsqu’il s’agit de détruire l’État syrien. Il faudrait réécouter les déclarations de Messieurs J. Lang et V. Peillon avant de juger si cette impression est fausse ou injuste.

Ni les mises en garde dès fin mars, de M. Bachar al-Jaafari, délégué permanent de la Syrie auprès des Nations Unies, suite à l’interception d’appels téléphoniques entre terroristes planifiant une attaque chimique sur Jobar [10], ni les publications successives de Seymour Hersh démontrant que « le sarin de qui ? » venait de Turquie [11], ni la publication du journal Vétérans Today disant que ce sarin avait été fabriqué aux États-Unis [12], ni surtout les témoignages étouffés du peuple syrien meurtri… ne changeront rien aux allégations soutenues par la Diplomatie française et les Renseignements israéliens. Ceci, alors que Mme Jennifer Psaki, porte-parole du Département d’État américain, se contentait de dire : « Nous n’avons pas d’informations pouvant corroborer ces allégations » [13].

Sagesse ou distribution des rôles ? Tout porte à opter pour la deuxième hypothèse. Parce qu’après tout, il s’agit là des deux meilleurs alliés des USA dans la région : la Turquie qui agit ouvertement, et Israël obligé de sortir de l’ombre devant la résistance héroïque de la Syrie face à une agression dont il est déjà le premier bénéficiaire.

Reste à savoir si ces deux gouvernements pensent vraiment pouvoir dominer la bête terroriste qu’ils nourrissent ou remettent sur pied pour user la Syrie, à défaut de la faire plier.

Reste à savoir, si tous ceux qui versent des larmes de crocodiles sur le sort des Chrétiens de Syrie savent que c’est une Armée syrienne en majorité sunnite, soutenue par une Résistance libanaise en majorité chiite, qui a libéré hier Ma’loula l’araméenne [14], en attendant de libérer Kessab l’arménienne.

Que les soldats, journalistes et photographes tombés sur le champ d’honneur, reposent en paix.

Mouna Alno-Nakhal

[1] Nouvelle attaque chimique en Syrie, selon Israël
http://www.i24news.tv/fr/actu/international/moyen-orient/140407-nouvel…

[2] Vidéo : Nouvelle attaque chimique, le 27/03, en Syrie, selon Israël
http://jforum.fr/actualites/article/video-nouvelle-attaque-chimique-le

[3] Israël reconnaît avoir utilisé du phosphore blanc à Gaza. Oui… mais…
http://www.lefigaro.fr/international/2009/07/31/01003-20090731ARTFIG00…

[4] Rif de Damas : arrivée d’un certain nombre de personnes intoxiquées après ciblage de Harasta
https://www.youtube.com/watch?v=xdlttBzRCCA#t=16

[5] Hama : attaque chimique sur Kafar-zayta
http://www.dailymotion.com/video/x1nxnmd_wichtig-syrien-hama-chemieang…

[6] Le ministre de la Défense du gouvernement provisoire : le régime a utilisé des bombes transportant des gaz toxiques sur sept localités.
http://www.syria-news.com/readnews.php?sy_seq=169348

[7] Syrie/ nouvelle attaque chimique : Moscou perplexe
http://fr.ria.ru/world/20140414/200965643.html

[8] DAECH [ou EIIL = État Islamique de l’Iraq et du Levant] : Synthèse d’une nouvelle substance chimique
https://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=g8pFoxs6m14

[9] Le cardinal Sandri reçoit le Prix Ducci pour la paix
http://www.oeuvre-orient.fr/2014/03/21/le-cardinal-sandri-recoit-le-pr…

[10] Jaafari : Les terroristes planifient une attaque en arme chimique à Jobar pour en accuser l’Etat syrien
http://sana.sy/fra/51/2014/04/01/536643.htm

[11] « puisque nous avons accusé Assad, nous ne pouvons pas revenir en arrière et accuser Erdogan « Obama, Erdogan, les rebelles syriens et la ligne rouge (London Review of Books)
http://www.legrandsoir.info/obama-erdogan-les-rebelles-syriens-et-la-l…

[12] US Produced Sarin Gas Used in Syria
http://www.veteranstoday.com/2014/04/08/296525/

[13] U.S. DEPARTMENT of STATE
http://www.state.gov/r/pa/prs/dpb/2014/04/224692.htm#SYRIA
Extrait :
« QUESTION : On Syria, the opposition has said that the regime has used the chemical weapons in the last few days. Do you have any confirmation ?
MS. PSAKI : We’ve seen those reports you’re referring to. We don’t have any information to corroborate those claims at this time. We certainly take all reports of alleged chemical weapons use seriously, which is why we’re working with the OPCW and UN to remove and destroy Syria’s chemical weapons. But again, we have no information to corroborate those claims at this point. »

[14] 23 photos des églises de Ma’loula avant, puis après le passage des révolutionnaires wahhabites
http://www.nabilfayad.com/images/PIC/2014/4/churches.pdf

Pour : http://www.legrandsoir.info

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http://lesbrindherbes.org/2014/04/22/syrie-un-nouveau-pretexte-pour-intensifier-la-guerre/feed/ 0
Boeing Malaysian Airline, le mystère reste entier http://lesbrindherbes.org/2014/04/22/boeing-malaysian-airline-le-mystere-reste-entier/ http://lesbrindherbes.org/2014/04/22/boeing-malaysian-airline-le-mystere-reste-entier/#comments Tue, 22 Apr 2014 11:48:26 +0000 http://lesbrindherbes.org/?p=23284 Vol MH 370 : le robot sous-marin ne trouve toujours rien au fond de l’océan

Le robot Bluefin-21 a effectué depuis une semaine neuf plongées à plus de 4 000 mètres de profondeur mais aucun signe de l’épave du Boeing de la Malaysia Airlines n’a été détecté.

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Image : SCOTT EISEN/AP

Le robot sous-marin déployé pour sonder le fond de l’océan Indien à la recherche de l’épave du Boeing 777 de Malaysia Airlines, dans une zone circonscrite, a balayé les deux-tiers de la surface, en vain, ont indiqué lundi 21 avril les autorités australiennes. « Bluefin-21 a fouillé environ deux-tiers de la surface de la zone délimitée », a indiqué le Centre conjoint de coordination des agences (Jacc), chargé d’organiser les recherches du vol MH370. « Rien n’a été retrouvé pour le moment », a-t-il précisé.

Neuf plongées en une semaine

Le robot « balaye » une zone de recherches restreinte, délimitée grâce à la captation de signaux compatibles avec ceux émis par les batteries d’une boîte noire. La zone se situe à 1 700 km au nord-ouest de Perth, la grande ville de la côte occidentale australienne. Ces signaux ont été captés il y a plusieurs jours, par des satellites et les bateaux des opérations de recherches, avant l’expiration probable des batteries émettrices des boîtes noires.

Bluefin-21, qui a la forme d’une torpille de 5 mètres de long, a effectué en près d’une semaine neuf plongées, de plusieurs heures chacune, et est descendu au-delà de la profondeur maximale (4 500 mètres) recommandée par ses fabricants. En surface, une dizaine d’avions militaires scrutent les flots, aidés de onze navires, à la recherche de débris pouvant provenir de l’épave. Là aussi, toujours en vain.

Une disparition toujours mystérieuse

Des dizaines de débris avaient été repérées il y a près de trois semaines par image satellite mais aucun, parmi ceux récupérés, s’est avéré appartenir à l’épave d’un appareil. Le premier ministre australien Tony Abbott avait indiqué la semaine dernière que les recherches avec le robot sous-marin ne dureraient que quelques jours, environ une semaine. Mais les résultats infructueux jusqu’à présent vont devoir prolonger la mission.

Le vol MH370 assurait la liaison Kuala Lumpur-Pékin le 8 mars au matin quand il a disparu des écrans radars civils une heure après son décollage de la capitale malaisienne. Il transportait 239 personnes et les circonstances de sa disparition restent mystérieuses. En fonction des données satellitaires recueillies, les experts pensent que l’appareil s’est abîmé dans le sud de l’océan Indien, au large de la côte occidentale australienne.

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